Le bivouac en montagne : une tradition vivante et encadrée
Au fil des crêtes, des alpages et des forêts sombres, le bivouac fait partie de la magie qui accompagne la traversée à pied des Alpes ou du Jura. Mais, à l’instar des torrents qui sculptent les vallées, la règle du bivouac en montagne se fraye un chemin entre tradition et réglementation. Qu’il s’agisse de s’aventurer sur la mythique Grande Traversée des Alpes (GTA) – quelque 600 km le long de la frontière italienne – ou de longer le Parc naturel régional du Haut-Jura sur le GR5, la question de la nuitée dehors se pose très vite.
Le bivouac, par définition, n’est pas du camping sauvage. Il s’agit d’installer un abri léger (tente de petite taille, tarp ou sac bivy), pour la nuit seulement, entre le coucher et le lever du soleil. Ce mode de nuit nomade fait partie de la culture montagnarde : il répond à la nécessité de s’adapter au terrain et à la météo, mais il est strictement encadré.