18 novembre 2019

Carnets de réflexions, Vie de freelance

6 commentaires

Vie de freelance : les 5 erreurs de ma première année
(et les leçons que j’en ai tirées)

Certains le savent, j’ai sauté le pas pour devenir freelance.
Pour ceux qui l’ignoraient, c’est l’occasion de raconter ce qu’il s’est passé dans ma vie ces derniers mois.
Ce n’est pas de tout repos, surtout pour quelqu’un comme moi qui se pose mille questions à la journée, fait un pas en avant, deux pas en arrière, se réveille en pleine nuit avec des doutes et des angoisses, avant de rebondir sur d’autres envies.
C’est épuisant, et passionnant… mais épuisant !

J’ai longtemps hésité avant de partager mon vécu et mon ressenti. Mon histoire n’a pas de fin, pas de point final, ni de solutions miracles… J’accepte à peine le fait qu’expérimenter, tâtonner, essayer des choses fait partie du jeu.

J’aurais aimé pouvoir pondre un article-bilan qui donnerait les clefs d’une quelconque réussite, d’un mode d’emploi à suivre pour que tout se passe bien. Tout comme j’aurais aimé qu’une idée de génie me tombe dessus et que je puisse m’exclamer “Eurêka, je sais exactement ce que je veux faire de ma vie !”

Spoiler : non. Je n’ai toujours pas identifié ce truc qui me fera vibrer en me levant le matin, mais je commence à accepter que ce n’est pas aussi simple. Ça sera donc un article-pivot.

Devenir indépendante, en quête de sens…

Ces derniers mois, quand on me demandait ce que je faisais, je répondis “Boarf, rien de bien productif” et j’éludais vaguement la question. A croire que potasser des bouquins, écouter des conférences, cogiter sur soi, suivre des formations, écrire des histoires, tester de nouvelles choses, se faire accompagner, rencontrer de nouvelles têtes… ce n’est pas être très productif dans notre société.

C’est sans compter sur la fameuse phrase anxiogène par excellence “alors tu en es où ?” qui me fait baragouiner à chaque fois. Où ? A quel niveau ? Là, tout de suite ? Dans la vie en général ? Sur quel projet du moment ?

Comment expliquer qu’on a des semaines bien remplies, mais que professionnellement et financièrement, ce n’est pas encore ça.
On sent dans cette seule réflexion le poids de la société et du regard des autres qui nous formate bien comme il faut (non).

J’ai passé de longs mois à cogiter dans mon coin, alors certes ce n’est pas très ‘productif’, mais ce temps d’introspection (m’) a été nécessaire. Evidemment, j’ai rapidement culpabilisé de prendre ce temps. Alors j’ai listé les compétences que je possède, j’en ai déduit ce que je pouvais proposer avec facilité et je me suis lancée. Logo, nom de marque, site web, pack d’offres, et en avant la prospection ! Sauf que l’étincelle n’était pas là.

What’s wrong with me ?

Le hic, c’est que je me suis lancée tête baissée, tout en mettant méticuleusement de côté tout ce que j’avais retiré de mon introspection.

Le truc, c’est qu’entre (commencer à) savoir qui on est, ce que l’on veut, comprendre comment on fonctionne et comment le mettre en place dans la vraie vie, et bien il y a du chemin à parcourir, et j’ai voulu aller plus vite que la musique.

Le chemin étant plus agréable que la destination, j’ai continué à avancer, un pas après l’autre, à faire des choses qui ne m’emballaient pas (pire qui me stressaient au plus haut point), convaincue que c’est en testant et en expérimentant qu’on trouve ce qui nous convient.

C’est compliqué de gérer le regard des autres, d’essayer d’expliquer ce qu’on fait dans la vie, alors j’ai essayé de tout compartimenter. Une case pour l’écriture, une case pour le voyage, une case pour le dessin, une case pour mon activité de freelance, et toute une ribambelle de cases pour chacun de mes projets annexes…

De quoi devenir schizophrène à la longue pour moi qui adore partager mes trouvailles, créer du lien entre les gens, faire des rapprochements entre des choses qui semblent n’avoir aucun lien…

What’s wrong with me ?

Ces dernières semaines j’ai eu un déclic en discutant avec une copine un peu plus avancée sur son chemin : il n’y a pas d’échecs, il n’y a que de l’expérimentation.

Merci Hélène, tout ça pour ça !

Ça a l’air plutôt évident, écrit noir sur blanc, mais c’était jusque là difficile à intégrer dans mon cerveau.

Je crois que j’espérais secrètement qu’un matin, je me réveillerai avec une épiphanie, en sachant exactement ce que je voulais faire pour pouvoir enfin le crier au monde entier.

Je ne me rendais pas compte qu’en réalité je passais mon temps à expérimenter des choses et que c’était ok. Il n’y a pas forcément une ligne d’arrivée à atteindre, juste apprendre à se contenter de ce qu’on expérimente.

Je peux dire que j’ai testé, que certaines choses n’ont pas marché et que je réessaye différemment, et si ça ne me convient pas, je changerai à nouveau, tout va bien, rien n’est grave. On ne fait que rebondir.

Oui mais alors concrètement, tu fais quoi aujourd’hui ?

J’ai longtemps hésité avant de partager mon ressenti, et quand je me suis enfin décidée, je ne savais d’ailleurs pas où le faire. J’avais tellement compartimenté les choses que je ne savais plus où j’étais chez moi.

Si vous avez survécu à mes élucubrations interminables, vous méritez bien un bilan un peu plus concret.

Ma nouvelle vie de freelance

Certains me connaissent via mes articles et mes billets de blog dans mes Bottes de sept lieues.
Certains me connaissent de ma vie professionnelle en agence web ou via des collaborations sur des projets web.

Je savais depuis longtemps que je voulais avais besoin de me créer une activité sur mesure mais au début, j’ai simplement pris mes compétences existantes, secoué le tout et proposé de la création de sites web. C’est ce que je sais faire après tout !

L’avantage, c’est que j’ai attiré des clients par le bouche-à-oreille sans trop prospecter. L’inconvénient, c’est qu’on m’a surtout contacté pour des missions techniques (ce que je faisais avant en agence). Je ne les rejette pas en bloc ces missions, c’est juste que je veux pas faire que ça. Je ne veux pas me spécialiser, n’en déplaise à tous les articles destinés aux freelances qui prônent la spécialisation à tout va.

Je veux pouvoir accompagner un projet de façon plus globale, du conseil en amont à la réalisation technique, et ne plus être qu’une simple exécutante. Cette technicité fait partie des cordes à mon arc et je veux m’en servir en complément d’autres compétences.

Je veux avoir le luxe de pouvoir choisir mes projets. Je veux avoir le luxe de changer de compétences selon les projets et jongler avec mes multiples casquettes.

Tout comme je veux remettre l’écriture au cœur de mes activités, alors que je l’avais repoussé dans un placard cadenassé jusque là.

What’s wrong with me ?

J’avais prévu un article beaucoup plus didactique, à base de liste à puces et de phrases concises, que les robots de Google auraient adoré, mais je ne peux pas m’empêcher de faire des tartines décousues. Et comme je suis chez moi, je fais un peu ce que je veux, non ?

Vie de freelance : idéalisme vs réalisme

Ça va donc faire presqu’un an que je me suis lancée en indépendante. Je n’ai pas de date précise gravée dans la pierre parce que les choses se sont faites doucement, par tâtonnements. D’abord en coopérative d’activité puis en micro-entreprise.

Entre nous, ça fait plus d’un an que je me questionne, que je (me) cherche, que j’expérimente, mais j’avais besoin aujourd’hui de me retourner sur ces premiers mois passés, non seulement pour lister les erreurs que j’ai faites et les leçons que j’en ai tirées, mais aussi pour évaluer le chemin parcouru.

J’ai pour habitude de prôner la bienveillance, mais je peux être assez dure avec moi-même : “tu ne sais pas où tu vas”, “tu avances trop lentement”, “tu n’es qu’une imposteure !”.

Je suis assez sévère avec moi-même quand j’ai le nez dans le guidon, pourtant je sais que j’ai avancé en un an, à mon rythme certes, en galérant souvent, mais j’ai avancé.

Cet exercice d’observer le chemin que j’ai parcouru pour être plus indulgente avec moi-même me fait du bien. Il me permet de relativiser les choses, de les mettre en perspective et de corriger ce qui peut l’être.

Je savais que ce changement de vie serait une nouvelle aventure, je me doutais que ça serait compliqué, mais pas autant que la réalité.

Il parait que la mode aujourd’hui est à l’authenticité sur les réseaux. Parfait. C’est aussi ce que je préfère dans les partages d’expériences d’entrepreneur.e.s : les coulisses, la vraie vie, ce qu’on ne montre pas toujours sur Instagram… J’aime voir le côté vulnérable d’une personne, la réalité d’un parcours… c’est ce que j’ai décidé de faire pour le bilan de cette première année.

Loin de moi l’idée de piquer et m’approprier une citation importante de Nelson Mandela, mais il y a une première chose à remettre en perspective : je parle d’erreurs mais en réalité, s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que je considère mon parcours comme une suite de tests, d’essais et de rebonds : quand je fais une erreur, j’apprends, j’ajuste et ainsi de suite…

Les 5 erreurs que j’ai faites en freelance

1. Me comparer aux autres

Quand j’ai décidé de me lancer en tant qu’indépendante dans la création de sites web, j’ai d’abord regardé ce que faisaient les autres. Qu’est-ce qu’ils proposaient, quelle offres, à quel prix ?
Pas tout à fait inconsciemment, je me suis comparée aux autres, j’ai proposé des offres similaires, je me suis alignée sur les prix.

Je n’avais pas pris le temps de définir ce que je voulais proposer et à qui je voulais m’adresser. Je me suis lancée avec mes compétences sous le bras, mon couteau-suisse de freelance et j’ai essayé de rentrer dans une nouvelle case !

Je ne voulais pas faire de vagues, je voulais me fondre dans la masse.
Un syndrome de l’imposteur sous le coude, un manque de confiance en moi dans la poche, je ne voulais pas et je n’ai pas pris le temps de réfléchir à ce qui me différenciait, alors que c’était finalement ça le plus important !

Je suis unique, tout comme vous l’êtes, et il ne tenait en réalité qu’à moi de créer une offre qui me ressemble.

2. Compartimenter mes activités (et mettre ma multipotentialité au placard)

En essayant de faire la même chose que les autres, j’ai lancé rapidement un site web que j’ai baptisé l’Atelier d’Oniros, ça me semblait important d’avoir un nom de marque, même si je ne savais pas encore quoi y mettre derrière.

J’ai compartimenté ma nouvelle activité pour ne pas tout mélanger (dixit moi). Sauf que c’est devenu un casse-tête pour communiquer de séparer les choses. Où partager ma veille ? En quel nom ? Comment me présenter aux autres ? Parler ou non de mes autres activités ?

Certains me connaissent de mes anciens jobs en agence, d’autres de mes billets d’escapades dans Mes Bottes de sept lieues, et certains me découvrent et n’ont finalement qu’une facette de qui je suis…

Vouloir compartimenter (et mettre ma multipotentailité au placard) était à l’exact opposé de mon besoin : créer une activité qui me ressemble et où je ne me sente pas à l’étroit.

En me comparant aux autres, je pensais qu’il fallait se spécialiser à tout prix, couper des cordes de mon arc pour ne pas paraître dispersée.

Sauf que c’est justement mon parcours atypique qui fait ma force, et je ne m’en rendais pas compte.

La décision la plus visible de ces derniers mois a donc été de ne pas poursuivre l’Atelier d’Oniros et de me présenter et communiquer en mon nom. RIP l’Atelier d’Oniros, et vive Hélène Heurtaux !

L’objectif prochain est de communiquer et d’être présente sur les réseaux sociaux en mon nom, en toute simplicité, sans censurer mes différentes facettes.

3. Négliger le réseau physique

Introvertie, tendance discrète, le web est fait pour les personnes comme moi.

Tout est plus facile derrière un écran, et il est facile de céder aux sirènes qui vendent des business faciles en ligne.Sauf que pour se faire connaitre sur le web au début, c’est un peu comme murmurer dans une foule, on se sent un peu comme une goutte d’eau dans l’océan. Je n’avais franchement pas envie d’aller networker à des afterworks. Pas mon truc, pas l’énergie d’aller jouer un rôle à ce genre de réunions…

Et pourtant, ce n’est que quand j’ai commencé à me rendre dans ces rassemblements physiques que le réseautage a commencé à fonctionner.

Les liens virtuels ne sont évidemment pas à bannir, mais aller rencontrer des gens IRL, échanger, discuter simplement avec d’autres personnes, en vrai, reste le moyen le plus simple de se faire connaitre !

4. Ne pas m’écouter

On le lit partout quand on se lance, l’entrepreneur.e est une créature fragile qui peut vite s’essoufler.
Mais on a beau le savoir, on n’écoute pas vraiment, on se prend pour Wonder Woman.
Quand on fait ce qu’on aime, quelle importance de bosser le soir et le samedi, et de ne pas se fixer d’horaires ?
On avance, invincibles, sauf qu’à un moment, c’est le corps qui envoie des signaux !

Je ne voulais pas retomber dans un rythme de salariée, avec des horaires fixes et un présentéisme forcé devant mon écran. Je profitais de ma nouvelle situation pour travailler quand je le voulais (comprendre en horaires décalées et parfois le samedi)

Mais on a beau faire ce qu’on aime, il faut savoir se reposer, pas forcément reprendre un rythme de salarié strict, mais s’é-cou-ter !

Mes faiblesses personnelles sont le stress et la solitude. Le paradoxe, c’est que j’aime être seule, travailler de chez moi, pouvoir être flexible, aller dans des cafés ou adapter mon planning selon mon énergie… mais en travaillant de façon indépendante, on s’isole aussi très vite.

Ce n’est pas dérangeant en soi quand tout va bien, mais les moments plus durs où les doutes et les pensées négatives rôdent, ça devient très facile de rester seule avec ses ruminations et ses angoisses.

Depuis septembre, je travaille quelques jours par semaine à la Cordée, un espace de coworking comme-à-la-maison où j’ai des collègues ponctuels, où je mange et goûte avec eux, où le lien social prime.

C’est devenu important pour moi de participer à des réunions de freelances ou des cercles d’entrepreneures, parce que ça permet de ne pas s’isoler et de relativiser sur nos situations respectives.

Côté stress, pas de remèdes miracles : yoga, méditation, aller se balader, prendre le temps de dessiner… Le plus important dans cette nouvelle aventure, c’est d’être à l’écoute de moi, de connaitre mes rythmes propres, mon énergie et de m’adapter.

C’est travailler autrement, expérimenter ce qu’on appelle le slow working et dont je vous reparlerai sûrement…

5. Ne pas être claire sur mon positionnement / ne pas savoir dire non

Quand je me suis lancée, j’avais des idéaux, qui se sont très vite confrontés à la réalité. Assez vite, j’ai accepté toutes les demandes qui arrivaient à moi, parce que c’est rassurant d’être sollicité, parce que financièrement, c’est compliqué de faire la fine bouche.

Alors évidemment, j’ai commencé à travailler sur des projets avec la boule au ventre, à retomber dans un stress que j’avais fui et qui me rattrapait inexorablement.

J’ai beau être une idéaliste, je sais aussi qu’on ne vit pas dans une utopie et qu’il faut essayer de trouver un équilibre entre missions inspirantes et missions réalistes. Sauf que cet équilibre est fragile et certains mois, je perdais complètement de vue mes valeurs et le pourquoi qui m’anime.

Ce pourquoi est propre à chacun, et cette phase d’introspection est finalement assez essentielle quand on cherche à se reconvertir ou à créer une nouvelle activité. Il peut y avoir plusieurs raisons, plus ou moins évidentes, mais il est important de prendre le temps de le cerner, de s’en souvenir, et de refaire le point régulièrement pour ajuster ses objectifs avec ses valeurs.

 

***

Pour ma part, en créant mon activité je veux accompagner des personnes qui ont des choses à raconter. Ça serait l’épiphanie : je suis une passeuse d’histoires, c’est ça qui m’anime.

Quand je raconte mes voyages et des rencontres dans mes Bottes de sept lieues, quand je mets en avant les commerçants et les restaurateurs de mon quartier, quand je créé des sites web pour faire grandir la visibilité d’un projet, et quand j’écris des histoires…

Je suis une passeuse d’histoires et je transmets simplement des messages.

Des entrepreneur.e.s au parcours atypiques, avec des projets qui leur tiennent à cœur, une reconversion à mettre en avant ? Je veux pouvoir allier la création de contenus et la conception de sites web. Je ne veux pas choisir, je veux pouvoir alterner, entre conseil et technique, avoir cette vision d’ensemble qui me permet d’intervenir au bon moment et de comprendre rapidement ce qu’il faut mettre en place pour arriver à une solution et être visible sur le web.

Et puis je veux pouvoir jongler avec mes autres activités, pouvoir vous parler de certains projets que je mène en parallèle. Je veux pouvoir vous raconter mes explorations sans me cacher derrière des noms multiples…

Enfin pour l’instant.
Etant donné que j’accepte enfin d’expérimenter et de rebondir au grès des aléas de la vie, qui sait de quoi seront faits les prochains mois ?

6 thoughts on “Vie de freelance : les 5 erreurs de ma première année
(et les leçons que j’en ai tirées)”

  1. Félicitations déjà pour t’être lancée dans l’aventure, ce n’est jamais facile ! 😀
    Il faut essayer de rester soi-même c’est assez évident, mais pas facile à mettre en oeuvre !
    J’ai pris un statut pro de photographe en 2017, ça a été un grand chamboulement, tout me stressait, la moindre démarche, la peur de faire une erreur sur un papier, et tant de questions …. Et pourtant, ce n’est qu’une activité secondaire, j’ai encore un emploi salarié, et il y a tellement de questionnements déjà !

    1. Merci Anne !
      Oui c’est beaucoup de stress et de questionnements.
      C’est pas toujours évident de relativiser avec la tête dans le guidon, de mon côté j’aime bien me poser la question « et au pire ? »
      Au pire, si ça se passe mal, qu’est-ce qu’il se passerait vraiment ? ^^
      Ça m’aide à relativiser les choses. Au pire, j’ai toujours un toit sur la tête. Au pire, je reprends un boulot à plein temps ou à temps partiel. Au pire, je ferai des concessions… 😉

  2. Avant tout, bravo de t’être lancée à ton compte, mais aussi pour le courage que tu as eu d’écrire et de publier ce retour d’expérience très personnel. Tout m’a beaucoup intéressée, que ce soit ta réflexion sur ta multipotentialité, que sur le fait de travailler seule.

    Cela ne te surprendra pas d’apprendre que j’ai particulièrement apprécié le passage où tu expliques ton revirement sur ton nom de marque, et ton choix de ne pas scinder en plusieurs morceaux ton identité numérique ! Finalement, communiquer en ton nom rejoint la démarche de réseauter IRL aussi : c’est toi l’interlocutrice principale, c’est une force.

    Par ailleurs, je reçois de temps en temps des demandes de devis via mon site pro que je ne peux pas honorer, vu que je ne suis pas à mon compte pour le moment. Est-ce que cela t’intéresserait que je les redirige vers toi, quand il s’agit de la création de sites ? Je galère souvent à recommander une personne unique qui sache tout faire… Or c’est pile ce besoin multi-facette qui pousse mes interlocuteurs/trices à me contacter. Tu me diras 🙂

    1. Hello Marie,

      Le brouillon de ce billet a dormi un bon moment avant que je me décide à le publier enfin 😉
      C’est pas évident d’accepter d’être vulnérable. je ne sais pas encore où est ma limite entre « trop perso » et « montrer les coulisses de mes questionnements ».
      Je commence à regretter un peu de ne pas avoir documenté mes divers questionnements. Il y a des choses que j’ai envie de partager, qui sont plutôt personnelles mais je ne sais pas si j’ai la force de m’exposer « au monde ».
      Du coup je vais sûrement expérimenter, publier / dire des choses, voir dans quel état ça me met, quitte à faire machine arrière si besoin… mais je trouve dommage de tout garder pour moi alors que je me rends compte qu’on est nombreux à se poser des questions…

      Bref, ça cogite (ça s’arrête jamais ! 😮 )

      Pour les demandes de devis, oui tu peux les rediriger vers moi ! 🙂

  3. Hello Hélène,
    Bravo et merci pour ce retour d’expérience. Vu de l’extérieur, on se doute que les indépendant·e·s passent par ces périodes de questionnement, mais il est très intéressant de voir comment toi tu démêles tout ça pour que ça te corresponde.
    Je trouve aussi très chouette ton nouveau site : il met bien en avant tes talents d’écriture et donc le fameux «fil rouge»…
    Bonne continuation sur ton chemin personnel !

  4. Un très bel article qui me met face à un miroir, étant rédactrice web freelance. Nous partageons les mêmes « petits » démons de l’entrepreneuriat.

    Merci pour tes observations et ta prise de recul sur ta vie d’entrepreneure. Comme tu le soulignes justement, l’idée lumineuse qui dit « Mais oui, c’est ça que je dois faire désormais, c’est évident ! » on peut l’attendre longtemps. Vivons notre quotidien comme des expériences qui nous enrichissent et qui nous font grandir.
    Je suis tombée sur ton blog par hasard et j’y reviendrai avec plaisir.

    Belle journée à toi.

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