8 février 2017

Ecosse, Voyages & escapades

7 commentaires

Roadtrip en Ecosse – Edimbourg


Edimbourg.
Je sais par expérience qu’il ne faut pas avoir trop d’attentes quand le voyage nous tend les bras. On a toutes ces vignettes pré-dessinées qui se bousculent dans la tête, des idées toutes faites en pagaille. Souvent la déception pointe le bout de son nez au coin de la rue.
Je n’attendais rien de toi Edimbourg, Embra, tu permets que je t’appelle Embra ? Souviens-toi ma rencontre avec Hanoï avait été compliquée, ma brève entrevue avec ta cousine Dublin m’avait laissé sur ma faim. Fatiguées du voyage, remplies de nature irlandaise, comblées du roadtrip, nous avions eu beaucoup de mal à apprécier la capitale irlandaise en une seule journée.

Cette fois, je ne voulais pas commettre la même erreur : avant d’aller barouder dans les hautes terres d’Ecosse et partir explorer l’île de Skye, nous avons prévu de rester quatre jours dans la capitale écossaise ! Quatre jours… Et si c’était trop long ? Et si, de toutes ces créatures urbaines visitées, Embra, tu te rajoutais à la liste de ces villes, parcourues parce qu’on y atterrit, juste dans l’attente de s’extirper vers les grands espaces ?

Et puis je me corrige, il y a bien certaines villes qui ont fait palpiter ma curiosité et mes envies d’exploration. Je me souviens de Lisbonne, et de la belle Istanbul… alors voyons voir Embra, je te laisse une chance. Quatre jours pour découvrir la ville, à notre rythme, sans nous presser.

Premiers pas et déambulations dans le Vieil Edimbourg

Nous débarquons donc à Edimbourg sans aucune attente.
En plein mois d’Août, fuyant la canicule lyonnaise, c’est en polaire que nous arrivons sur le tarmac, quel bonheur à ce moment-là d’avoir froid !

En rejoignant notre appartement à Broughton Road, la pluie nous surprend ! Branle-bas de combat : on déballe à la va-vite nos sacs, on y extirpe nos K-Way, on re-range nos affaire au mieux… et le temps de s’équiper, la pluie est passée ! Ça me rappelle de l’Irlande et ses averses farceuses…

Après la pluie la luminosité est superbe, le ciel ressemble à une toile de peintre. On se réjouit, le nez en l’air, en se disant que ce n’est “que “ la ville mais que c’est bon signe !

A Broughton Road, on retrouve Claire, notre hôte et son appartement cosy et chaleureux nous met très vite dans une ambiance « comme à la maison », jolie surprise !

Dès le premier soir, nous repérons un pub au coin de notre rue, the Other Place, où l’on déguste nos premiers burgers et pintes de bières.

Le matin, après une bonne nuit de sommeil sous une couette bien chaude, je soulève le rideau en redoutant une franche pluie écossaise et je souris, le ciel est bleu et des écureuils se baladent dans la cour arborée de l’immeuble.

Nous allons le découvrir, Edimbourg n’en finira pas de joliment nous surprendre.

L’art de se perdre le long de la Royal Mile

Aux amoureux des vieilles pierres, d’architecture, de villages médiévaux, de villes à taille humaine, Edimbourg aura de quoi vous séduire…
Edimbourg est une vieille dame élégante et chaleureuse, qu’on dirait figée à l’époque des sorciers et des enchanteurs. Elle regorge de coins et de recoins à raconter et d’incroyables points de vue à offrir !

Depuis notre quartier, nous remontons à pied la côte vers le centre-ville, objectif le château d’Edimbourg !

On traverse des parcs d’un vert qui nous laisse interrogateurs, comment leurs parcs peuvent-ils être aussi verts ? Comment des pelouses peuvent-elles être aussi molletonnées ? Un peu naïves, on comprendra assez vite le secret des jardiniers…

En hauteur, on repère le château d’Edimbourg posé sur sa colline, d’en bas il ressemble à Poudlard (j’ai même l’impression de repérer les tribunes du stade de Quidditch), et nous prenons un chemin de traverse pour nous en rapprocher.

En quelques minutes, on se sent déjà loin de la ville, au milieu des herbes hautes. Plus on grimpe, plus on s’élève, plus la vue sur les bâtiments de la vieille ville est imprenable. Il fait frais, il fait bon, et ce ciel bleu qui s’étend devant nos yeux… on respire à plein poumons et on en revient pas de la chance qu’on a !

Au bout de notre chemin : voie sans issue ! Notre exploration commence bien !

On rallonge notre balade, on redescend vers le parc afin de retomber sur de la civilisation. On lève les yeux et d’impressionnants bâtiments nous surplombent. On s’amuse à deviner quelle genre d’institution est abritée dans ces bâtiments afin de comprendre que c’est en fait un bâtiment classique… Va falloir s’habituer à cette incroyable architecture un peu partout en ville.

On est au bout de la Royal Mile, côté château. Les fameux gradins que j’avais pris pour des gradins de Quidditch sont en réalité des tribunes pour le Tattoo Festival…

Il y a beaucoup beaucoup de monde sur la Royal Mile, des animations et des boutiques dans tous les sens, une vraie effervescence !

Objectif : longer la Royal Mile tranquillement vers Holyrood Park, en alternant les “close” et les “courts”. Ici, c’est le champ libre à la curiosité et aux jolies découvertes. La grande avenue est parsemée de passages voûtés qui mènent à des petites cours, à des vues secrètes qui donnent sur la ville en contre-bas, à des jardins retirés qui contrastent avec le bouillonnement de la Royal Mile.

Ici, l’art de se perdre et de s’égarer prend tout son sens, et c’est ce qu’on adore faire en ville ! Le nez en l’air, la curiosité affûtée, on se laisse porter par nos pas, zigzaguant savamment entre l’avenue principale et ses recoins cachés.

C’est face au « Writer’s Museum », musée consacré aux grandes plumes de la littérature écossaise, que nous cassons la croûte. L’endroit est comme une parenthèse bienvenue dans notre descente de la Royal Mile. Dans cette petite cour, des citations d’écrivains écossais célèbres sont gravées au sol.

On découvre d’autres petites cours et jardins où on pourrait se poser des heures, puis notre déambulation nous mène jusqu’au Palais de la Reine, à Holyrood Park, résidence où la Reine d’Angleterre vient loger quand elle est en visite en Ecosse. Le château est majestueux mais on se contente d’observer sa résidence de l’extérieur.

Grimper jusqu’à Arthur Seat

A Holyrood Park, on peut admirer Arthur’s Seat, cet ancien volcan qui semble veiller sur Embra. Là-haut, on aurait droit à une vue incroyable, alors let’s go !

Le guide parle d’une balade “familiale”, je trouve la montée plutôt physique et endurante. Est-ce que le Guide du Routard veut me faire passer un message subliminal ?

J’alterne entre T-Shirt et polaire, ce drôle de temps n’a rien de constant et est assez déroutant. Heureusement la vue panoramique là haut récompense nos efforts.

La vue est en effet à couper le souffle. Difficile de se dire qu’on surplombe une capitale européenne. La ville s’étend à nos pieds, là-bas la mer, le ciel et son ballet de nuages dévorent le reste, partout autour. Le regard porte à perte de vue, que j’aime cette sensation ! On contourne ensuite la colline en faisant une looongue boucle pour redescendre vers Holyrood Park.

Grimper (à nouveau) sur Carlton Hill

A notre arrivée, notre hôte nous avait chaudement recommandé Carlton Hill qu’elle affectionnait particulièrement. Aucune mention dans notre guide, ou à peine quelques lignes, mais nous l’avions entouré sur notre carte.

Je n’ose pas imaginer que nous avons failli louper cet endroit ! Mon coup de cœur !

Cette colline (ça grimpe encore !) regroupe une colonne, un acropole, un observatoire et un mausolée. On y arrive pour le coucher du soleil, les contrastes sont juste ahurissants, la luminosité est superbe et nous offre de bien jolies tableaux en contre-jour.

On admire Arthur’s Seat au loin, le Château d’Edimbourg, le Palais de la Reine et toute la ville à nos pieds. On pourrait y rester un long moment et on y reste jusqu’à la tombée de la nuit ! Très belle vue et joli moment !

Au moment précis où le soleil se couche, l’affluence gonfle et les photographes jouent des coudes mais les clichés valent la bataille.

Se balader dans les Royal Botanic Gardens

Réveil avec des courbatures. Aujourd’hui le ciel est gris, il semblerait qu’on retrouve une vraie météo écossaise !

Les Royal Botanic Gardens sont tout près de notre appartement, à quinze minutes à pied. On découvre que c’est immense, vint-sept hectares de verdure, de serres, de bosquets, de potagers. C’est calme et il fait bon. On fait une large boucle entre les serres, les différents jardins et pavillons.

Mon coup de cœur va au Jardin de la Reine Mère où il y a une drôle de cabane avec des coquillages et des pommes de pin au plafond. Plus loin, des coins de jardin sont consacrés aux écoliers et aux étudiants en Botanique, je m’attends presque à croiser Neville Londubat ou le professeur Chourave en train de s’occuper d’une mandragore !

Seule déception, on ne croisera pas un écureuil…

Juste à côté des Royal Botanic Gardens, on emprunte ensuite la Water of Leith Walk, un sentier qui longe une rivière, passe par Stockbridge jusqu’à Dean Village.

Water of Leigh Walk

Sur le chemin la pluie s’invite mais étrangement la pluie écossaise ne mouille pas beaucoup. On croise un petit mausolée au milieu de rien et on passe sous un pont immense.

Arrivés à Dean Village, le quartier est minuscule et on en fait vite le tour. Pourtant la balade n’est pas vaine, les façades rouges ou colorées des bâtiments donne une ambiance hors du temps à seulement quinze minutes du centre ville. Je suis complètement sous le charme de ces étonnants contrastes dans une grande ville !

On retombe sur une artère animée et on rejoint les jardins du château. On se dit qu’ils ont vraiment beaucoup de beaux jardins à Edimbourg et que ça doit être chouette d’en profiter aux beaux jours, puis on se souvient qu’on est en Août et que ça doit être la meilleure saison pour en profiter, entre deux crachins donc…

A OldTown & Grassmarket, on peut arpenter la rue en hauteur, sur une passerelle qui surplombe la voie aux façades colorées en contrebas.

On fait un crochet au café “Elefant & House” où JK Rowling aurait écrit Harry Potter, mais ça ne ressemble qu’à un simple café qui fait payer l’entrée.

On fait une pause à la National Library, où se tient une exposition temporaire sur les cartes géographiques. Mon âme d’exploratrice est ravie !

On finira notre exploration d’Edimbourg en touchant l’orteil porte-bonheur de la statue de David Hume, en s’accordant une visite guidée des souterrains de la ville, en visitant une toute petite partie du National Museum, en arpentant le cimetière de l’église de Greyfriars…

 

En clair, quatre jours ne sont absolument pas de trop pour te découvrir Embra, et je m’en veux même d’avoir douté de toi. Ce fût une très belle rencontre, Edimbourg !

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7 réflexions au sujet de « Roadtrip en Ecosse – Edimbourg »

  1. Hello
    Merci pour cet article. Je prépare un roadtrip d’une semaine en Juillet en Ecosse.
    On commencera par 2 jours à Edimbourg. J’espère que ça nous suffira pour voir le maximum de choses.
    Petite question, toi qui a fait les 2, quelle est la plus belle vue/balade entre Arthur’s Seat et Carlton Hill ? J’ai peur qu’on n’est pas le temps de faire les 2.

  2. Le relief d’Arthur’s Seat est magnifique et la vue sur la ville ET la mer, j’adore.
    J’ai souvent tendance à rester 5 jours ou une semaine entière dans les capitales. Une semaine riche de visites et de culture. Et si jamais il me reste du temps ou que j’en ai assez de la capitale, rien n’empêche de monter dans un train et de partir en daytrip. Ainsi, je n’ai jamais regretté de partir trop tôt ou d’être restée trop longtemps. C’est le bon parti je pense. En tout cas tu donnes envie de découvrir Embra.

  3. Merci pour ce superbe article, c’est une magnifique ville, malheureusement nous n’y sommes pas resté assez longtemps. Tes photos sont sublimes, les points de vue sont vraiment superbes ça me donne envie d’y retourner. Hâte de lire la suite de ton voyage.

  4. Je ne connais pas du tout Edimbourg, j’en ai vu quelques photos évidemment, mais j’aime bien le côté simple de la ville que tu dépeins. Elle a l’air à dimensions humaines, et chargée d’histoire(s) !
    Je suis impressionnée par les vues depuis les hauteurs de la ville, et la vue (et la proximité) avec la mer !

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