25 novembre 2010

Australie, Voyages & escapades

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Première expérience HelpX

Nord d’Hobart.

Après avoir rendu la voiture de location, on choisit de se faire héberger chez un hôte, Bernd, un père célibataire.

Ma première impression est bonne. Dans la Big Blue House, les gens vont et viennent pieds nus et les portes restent grandes ouvertes. L’ambiance semble assez « cool ». Il y a d’autres Helpers et je suis réellement contente de pouvoir reparler anglais. Il y a Jesus, un Espagnol qui voyage à travers le pays grâce au réseau tissé par l’Esperanto et Fanny, une Hong-Kongaise sur les routes depuis huit mois. C’est agréable de parler de tout et de rien, de partager ses impressions de voyageurs, tout en cuisinant tous ensemble le repas du soir.

Malheureusement, on s’aperçoit très vite qu’il y a beaucoup de règles à suivre dans la maison. L’une d’entre elles : pas de sucre, pas de chocolat, pas de biscuits dans la maison ! Sacrilège ! Obligée de planquer mes Tim-Tam… Impossible de sucrer mon thé… Finalement, difficile de se sentir à l’aise dans la maison quand on n’a pas d’endroit où s’isoler pour être tranquille quelques minutes. Bernd semble ne pas apprécier quand on ouvre nos laptops et rechigne un peu à nous donner l’accès au wi-fi… Décidément, la cohabitation va être difficile.

Pourtant, le principe du HelpX est intéressant à la base : travailler quelques heures dans la journée en échange de l’accommodation et des repas. Pour mériter notre logement, le matin les helpers mettent la main à la pâte et se répartissent les tâches pour la journée. C’est plutôt agréable de travailler tous ensemble même si le travail est vraiment physique. Premier jour, rangement du garage et tranchées à creuser. Le lendemain, lavage de carreaux, nettoyage du poulailler et arrachage des mauvaises herbes… C’est un peu dommage, on ne voit Bernd que le matin et le soir, et on a l’impression que notre travail de la journée n’est pas forcément remarqué…

Le matin, le breakfast est composé de céréales et de graines. MT affiche une moue sceptique et retient un fou rire. Les autres repas sont en grande partie à base des légumes du jardin. C’est déroutant mais pas forcément mauvais. Juste un petit souci : j’ai presque toujours faim en sortant de table… Je rajoute mentalement à ma liste de choses à faire ici : « tester le fameux BBQ australien ».

Au bout de deux jours, on a déjà l’impression de tourner en rond. La pluie, incessante depuis qu’on est arrivées, n’arrange rien. Il nous faut plus de 40 minutes pour descendre au centre-ville à pied, et de toute façon, il n’y a pas grand chose à faire à Hobart. Plus moyen non plus de visiter le reste de la Tasmanie sans voiture. Je me demande si le retour à un confort de base – lit, douche, repas équilibrés – valait la perte de notre indépendance et de notre liberté…

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