17 décembre 2015

Inspirations & créations

9 commentaires

NaNoWriMo 2015, retour sur un challenge d’écriture

Note : voici un billet qui sort de ma ligne éditoriale habituellement axée « inspirations & voyages ». Je pousse un peu les murs du blog – je commence à me sentir un peu à l’étroit – quitte à ne plus rentrer dans des cases, mais j’avais envie de vous parler un peu plus de moi et de ne plus être limité par l’aspect « voyage ».

 

Si vous me suivez sur les réseaux sociaux, vous avez pu voir passer pendant le mois de Novembre mes réactions autour de l’aventure NaNoWriMo.

“Na No Wri Mo”.
Qu’est-ce qui se cache derrière ces drôles d’onomatopées ?

Le NaNoWriMo, qu’est-ce que c’est ?

Na No Wri Mo, pour National Novel Writing Month, autrement dit le mois national de l’écriture de roman. Mais encore me direz-vous ?
Le NaNoWriMo est un challenge lancé depuis 10 ans par des auteurs américains.

L’objectif du NaNoWriMo est simple : écrire un roman de 50 000 mots en 30 jours.

Participant au NaNoWriMo 2015

Simple je vous disais.

Le constat de ces auteurs un peu fous était qu’écrire un roman est un processus long, pénible, souvent une activité solitaire, que la plupart des auteurs laisse tomber en cours de route par manque de convictions et de motivation.
Beaucoup d’apprentis-auteurs fourmillent d’idées mais très peu réussissent à écrire et boucler un roman dans leur vie.

“Na No Wri Mo”, ce drôle de challenge m’intriguait.
Depuis quelques années, je le voyais mentionné régulièrement aux alentours du mois de novembre sur les réseaux sociaux. Jusqu’ici, je le considérais comme un défi pour des gens un peu fous dont je n’imaginais même pas faire un jour partie.

Pourquoi j’ai participé au Nanowrimo ?

Hasard du calendrier, j’ai commencé à lire peu de temps avant un livre conseillé par Marie Guillaumet, « Libérez votre créativité » de Julia Cameron. Dans ce petit précis, l’auteure évoque le Censeur, ce critique intérieur que l’on a tous au fond de nous et qui juge tout ce que l’on entreprend.

Se libérer du jugement

Dans son livre « Ecrivez un roman en 30 jours », Chris Batty, le créateur du challenge, fait lui aussi notion de ce même égo, à la fois juge et destructeur d’idées qui nous bloque bien souvent dès que l’on se lance dans un nouveau projet créatif.

Un peu comme Julia Cameron de « Libérez votre créativité », Chris Batty préconise pendant ce mois d’écriture, de mettre l’égo, le juge, le Censeur de côté et de laisser parler son enfant créatif.

NaNoWriMo : écrire un roman en 30 jours

Ces réflexions m’ont marqué parce que je m’y retrouve complètement.
J’ai toujours cette petite voix perfide qui chuchote « tu crois sérieusement que ça sert à quelque chose ? », « tu penses vraiment que ça va intéresser des gens, laisse tomber ». Il y a cette partie en moi qui m’empêche souvent de me lancer sereinement dans de nouveaux projets.
Et je trouve ça un peu triste et frustrant, mais ça se travaille…

Renouer avec sa créativité

D’autant que je m’en rappelle, j’ai toujours écrit, mais beaucoup moins depuis quelques années. Parfois je retombe sur d’anciennes nouvelles et je me surprends à penser que la qualité était pourtant plutôt bonne et je me demande ce qui a pu arrivé à mon enfant créatif et surtout pourquoi j’avais arrêté…

Depuis quelques années, j’écris principalement des carnets de voyages ou des billets d’inspiration, mais le temps où j’écrivais des histoires et de la fiction, ces moments où je faisais travailler mon imaginaire me paraissent bien loin.

J’avais déjà repris les rênes de la créativité cette année en me lançant dans un challenge cet été avec le #DéfiDessinJuillet2015 où l’objectif était de produire un dessin par jour en suivant une liste de thèmes. Mon enfant créatif s’était régalé !

Participer au challenge NaNoWriMo, c’était l’occasion de me dérouiller, de me forcer à écrire, un peu comme on remet le pied à l’étrier, ou quand on se remet à faire du vélo. Ça ne s’oublie pas, c’est bien connu.
J’avais envie de terminer  poursuivre cette année de façon créative.

Mettre son ego au placard

L’un des buts du Nano, c’est donc de mettre au placard son égo.
Le but du challenge n’est pas de produire sa plus belle prose, c’est dans un premier temps de fournir un premier jet de roman.
L’idée c’est d’accorder de l’importance à la quantité plutôt qu’à la qualité pendant ce mois de novembre.
Je le découvrirai assez vite, écrire 50 000 mots en 30 jours ne laisse pas vraiment le temps ni le luxe de réfléchir infiniment sur la tournure de ses phrases.

Créer sans se censurer

Avoir une deadline et des contraintes d’écriture est quelque chose qui peut paraître assez contraignant.
C’est assez terrible au début de se relire et de voir les énormités qu’on écrit sous la pression. Puis on apprend qu’il ne faut pas se relire, il faut juste écrire, écrire, écrire. Quitte à écrire des nullités, des idées qu’on trouverait stupides et absurdes. Mais rappelons-nous que notre égo est au placard, et que pour l’instant il ne peut rien dire.

L’idée est d’écrire sans se censurer. L’histoire peut aller n’importe où, on peut se retrouver à développer une idée à laquelle on aurait pas accorder autant d’importance, les personnages peuvent n’en faire qu’à leur tête, un personnage secondaire peut devenir un peu trop présent, ou un personnage récalcitrant peut se faire zigouiller du jour au lendemain… il n’y a pas de mauvaises idées, il faut juste produire de la matière… ce fameux Graal, ces fameux 50 000 mots.

Se fixer des objectifs

En réalité, chacun peut se poser ses propres objectifs, les 50 000 mots n’ont rien d’obligatoire. C’est avant tout un challenge personnel, donc chacun signe un contrat personnel et gère son mois d’écriture comme il le veut et le peut. Il n’y a pas de gagnant ou de perdant, juste le plaisir et la réussite d’avoir écrit régulièrement, d’avoir produit quelque chose…

A la fin du challenge, libre à chacun de relire ou pas son œuvre, d’en faire quelque chose ou de la brûler, mais c’est seulement à ce moment-là que commence le gros travail de relecture, d’élagage et de corrections. A ce moment-là seulement notre petit égo créatif peut revenir juger de la pertinence ou non d’une idée.

Le Nano n’engage personne, si ce n’est soi. Aucune obligation de faire lire son œuvre à quiconque, pas même obligé de relire ce que l’on a dégobillé pendant le mois de novembre. Le challenge peut être un simple exercice d’écriture.

Comment j’ai vécu mon premier NaNoWriMo ?

Pour mon premier Nanowrimo, je ne voulais pas partir sur une feuille blanche en improvisant. Je voulais avoir un fil rouge, un filet de sécurité anti-page blanche, avant de me lancer.

De l’art de préparer l’histoire

J’ai donc passé une partie du mois d’octobre à construire mes personnages et à tisser une intrigue.

Et ce sont d’abord mes personnages qui m’ont motivé à écrire l’histoire. J’avais envie de mettre en scène deux personnages assez différents, aux caractères opposés, avec des parcours différents, unis malgré eux par un but commun.

Très vite en me lançant ce défi, j’ai décidé d’évoquer des sujets et des messages qui me tiennent à cœur : l’exclusion sociale dans une grande ville et le rejet à cause d’une orientation sexuelle.

Dans mon histoire, on rencontre donc Ellie, une jeune femme SDF asociale et un peu paumée et Ethan, mis à la rue par ses parents, parce qu’il est homosexuel.

C’était mon point de départ, j’ai passé beaucoup de temps à les construire, à remplir des fiches de personnages, cerner leur psychologique, leurs envies, leurs motivations.

Il fallait ensuite que je leur fasse faire quelque chose et ça a été le plus compliqué.

J’avais également mon cadre et point de départ : une histoire de fantasy urbaine, une ville où des ombres rodent la nuit et où un mystérieux croque-mitaine enlèvent des jeunes sans abris…
Ensuite c’était le flou artistique.

J’avais en tête certaines scènes avec des ambiances particulières, des endroits clés, des personnages secondaires dont je voulais parler…

Des personnages, un univers… il n’y avait plus qu’à tisser une histoire autour de tout ça.

Je me suis donc lancée le premier novembre en ayant une esquisse d’intrigue, mes deux personnages principaux et un léger fil rouge.

La force du NaNoWriMo : sa communauté

L’une des particularités de ce challenge un peu fou, c’est qu’il est mondial. Au premier novembre à minuit, c’est donc à travers le monde que les gens ont commencé à taper frénétiquement sur leur clavier.
Il y a donc un aspect communautaire assez intéressant qui n’a pourtant rien d’obligatoire.
De mon côté, j’ai mis de côté ma cape d’asociale, et j’ai profité d’habiter une grande ville pour aller à la rencontre de ces étranges énergumènes.

Nuit blanche de l'écriture à Lyon, à la Cordée Opéra
Nuit blanche de l’écriture à Lyon, à la Cordée Opéra

J’ai donc participé à la soirée d’ouverture, une nuit blanche dès le 1er novembre, et même si j’ai zappé la plupart des ateliers d’écriture organisés par la suite, l’engouement, le support et l’échange, que ce soit sur le forum ou sur Twitter, ont été une force incroyable durant ce mois de novembre.

Que ce soit en vrai ou virtuellement j’ai rencontré tout un tas de gens formidables, gonflés de beaux projets, d’idées folles et de belles inspirations. Et dans les moments où on sombre dans le doute et la déprime, cette communauté-là sait être un incroyable soutien ! (un grand merci si certains me lisent ❤)

#NaNoWrimo, au jour le jour

Très concrètement, l’objectif du Nanowrimo (du moins si on veut être réguliers) est d’écrire 1667 mots par jour (environ 3 pages Word) et nous avons des outils à disposition pour suivre notre évolution.

1ère semaine : je suis le roi du monde !

La première semaine, autant vous dire qu’on se sent un peu comme les rois du monde. Nos personnages prennent vie, les bases de notre univers sont posés, tout est possible… On ressent la puissance créatrice face à son histoire comme jamais et les doigts pianotent et virevoltent sur le clavier.

2ème semaine : une escapade à Istanbul…

La deuxième semaine, je suis partie cinq jours à Istanbul (je vous raconte ça bientôt !). Cinq jours à visiter la ville et à profiter du voyage, donc quasiment cinq jours sans écrire.
A mon retour, mon total de mots était désespéramment bas.
A ce moment-là, pour moi il était impossible de rattraper mon retard et je me demandais dans quel pétrin je m’étais lancé.
Cinq jours de retard : plus de 8000 mots à rattraper, environ 15 pages…

3ème semaine : adapter le challenge à la réalité

Mais j’ai continué en me donnant un challenge personnel : arriver à 30 000 mots et finir mon histoire.
J’ai profité de chaque moment de libre de mes journées matins et soirées pour mettre des coups de boost et j’ai franchi les 30 000 mots, assez satisfaite de moi.

Mon histoire en revanche était loin d’être bouclée, je commençais à peine à entrer dans le vif du sujet !

Les événements du 13 novembre ont aussi joué dans le processus de l’écriture. Autant je n’ai pas été bloqué dans l’écriture le weekend même du carnage mais la semaine qui a suivi, j’ai eu le contrecoup, avec une grosse difficulté à renouveler mon énergie et à retrouver l’envie d’écrire. L’envie et l’énergie filaient de toute part et créer quoique ce soit n’avait plus de sens.

Et puis, il a fallu s’y remettre, parce que la vie continue et surtout parce qu’on ne pouvait rien y faire, à part détourner le regard des médias et des réseaux sociaux qui abreuvaient sans répit le climat morose et anxiogène.

Étrangement et sans vraiment m’en rendre compte, mon intrigue s’en est retrouvée impactée. Elle qui ne devait absolument pas nourrir de romance, a vu deux de mes personnages se rapprocher et vivre le début d’une jolie histoire. Ce personnage secondaire qui devait mourir à la fin est toujours présent au moment où je vous parle, je n’ai pas eu la force de lui écrire un fin tragique. Je n’irai pas jusqu’à parler de happy end, mais pour certains de mes personnages, la fin est plus douce que prévue. Comme si j’avais eu besoin d’insuffler à l’histoire un peu d’amour et d’espérance qui manque dans le monde réel.

4ème semaine : l’impossible devient possible !

Pour être honnête, la dernière semaine a été la plus difficile.
La fatigue morale et physique ont commencé à se faire sentir, le manque de sommeil aussi, j’étais bien contente à ce moment-là que ce challenge ne dure qu’un mois !

J’ai finalement dépassé les 40 000 mots. Ce stade atteint, à une semaine de la fin du challenge, les 50 000 mots me semblaient possibles et je ne pouvais pas ne pas les tenter.

J’imagine que la gestion du temps pendant le NaNoWriMo et de ses plages d’écriture dépend énormément de l’activité et de la disponibilité de chacun. Personnellement en travaillant à temps plein, je voulais essayer d’écrire une petite heure le matin et plusieurs heures le soir si besoin.
Ça c’était la théorie.

En pratique, je me suis rendue compte que j’étais très irrégulière et que Procrastination aimait bien rester dans les parages. J’ai alterné des journées où la motivation n’était pas au rendez-vous et où la page restait blanche et les soirées qui se terminaient (très) tardivement et où j’explosais mon quota journalier. Sans compter les weekends en mode “coupez-moi le wi-fi, je me déconnecte de tout, il FAUT que j’écrive !!!”.

Pendant tout le mois du Nanowrimo, j’ai conservé une vie sociale plus ou moins normale, puisque pas grand monde IRL était au courant. J’ai conservé mes activités extérieures comme mes cours de dessin le soir, et la préparation du festival Quais du Départ, (et un voyage à Istanbul !). Je me dis qu’avec un peu plus d’organisation et de volonté, j’aurais pu vivre le challenge un peu moins dans la douleur…

Au final, j’ai dépassé les 50 000 mots avec 2 jours d’avance sur la deadline. Mon histoire en revanche n’est pas encore terminée, il me manque à vue de nez entre 10 000 et 20 000 mots pour boucler complètement l’intrigue.

Vainqueur du Nanowrimo 2015

Terminer le NaNoWrimo : mission accomplie !

Avec le recul, pouvoir dire “j’ai écrit un roman en 30 jours” titille un peu la fierté. A vrai dire, écrire un roman tout court se trouve sur ma bucket-list des 30 ans, je suis d’autant plus satisfaite d’avancer pas à pas vers mes objectifs personnels.

En général, j’ai un peu tendance à m’éparpiller. C’est peut-être l’inconvénient de la curiosité. J’aime tester de nouvelles choses et expérimenter des trucs mais la plupart du temps, je papillonne d’un projet à un autre, selon mon humeur et mes envies du moment.

Là, j’ai le sentiment d’avoir produit et terminer quelque chose. Et ce sentiment est assez fort. C’est la preuve que des choses qui semblent a-priori inaccessibles sont tout à fait de l’ordre du possible. I can do it ! et mine de rien, ça donne un coup de fouet à la confiance en soi !

Quoiqu’il advienne de ce premier jet, je pense que je me souviendrai longtemps de cette expérience et de ce mois fou à écrire un roman.

Que va devenir mon texte ?

Concrètement et pour répondre à la curiosité de tous ceux qui aimeraient lire ce que j’ai écrit durant ce mois de novembre, il s’agit donc d’un premier jet, la partie la plus facile a priori dans l’écriture d’un roman.
Mon texte n’est actuellement pas montrable, il n’est absolument pas finalisé, bourré de fautes et d’incohérences.

Pour l’heure, je ne l’ai même pas encore relu. L’histoire dort dans un tiroir, je la relirai en début d’année 2016, et si l’histoire et mes personnages me plaisent toujours autant, je commencerai une phase de relecture, de corrections, d’appels à bêta-lecteurs, et ainsi de suite…

La vie après le Nanowrimo, c’est comment ?

Malgré la difficulté du challenge, je me rends maintenant compte que le cadre du Nano de “devoir écrire 3 pages par jour” était pourtant hyper stimulant.

A seulement deux semaines de la fin du challenge, le rythme d’écriture du Nano et le soutien de la communauté me manquent cruellement.
Il s’avère que seule, je n’arrive pas à me motiver pour écrire quoique ce soit de façon régulière…

L’écriture de nouvelles, un nouveau terrain de jeu ?

Pourtant j’aimerais pouvoir me motiver à écrire plus régulièrement, à un rythme moins intense. Actuellement, j’irai bien zieuter du côté de la nouvelle qui me semble moins chronophage qu’un roman et qui peut être un bon terrain de jeu pour expérimenter et s’améliorer dans l’écriture.

.oOo.

Finalement, participer au NaNoWriMo m’a permis de tester mes limites et connaitre mes capacités. De cette expérience un peu folle, j’en tire une bonne dose de satisfaction personnelle et un nouveau champ des possibles. Des idées et des envies commencent à germer dans des coins de ma tête, puisque finalement… tout est possible, n’est-ce pas ?

 

J’aimerais beaucoup avoir vos avis sur ce challenge qui semble un peu fou vu de l’extérieur. Ça vous semble complètement insensé ou ça vous tente pour la prochaine édition ?

Quant aux nanoteu·r·es, je serais très curieuse de lire vos debriefs post-NaNo en commentaire ou sur vos blogs. Comment vous avez vécu l’expérience vous ?

9 réflexions au sujet de « NaNoWriMo 2015, retour sur un challenge d’écriture »

  1. Super intéressant, je ne connaissais pas du tout le Nanowrimo. Bien évidemment je trouve ça un peu/complètement fou mais c’est sûrement car j’ai toujours eu du mal à libérer ma créativité en écriture. Je me rappelle à l’école ou au collège quand on devait écrire des fictions, je faisais un gros blocage. Pourtant j’adore écrire pour mon blog, j’améliore mon style, j’essaye de faire de l’humour…mais ce n’est pas de la fiction, pas de l’imaginaire. Je crois que je m’auto-censure.
    En tout cas félicitations pour avoir relevé ce challenge, c’est impressionnant.

    1. Merci ! 🙂
      Le challenge étant assez libre, il y a des gens qui profitent du Nanowrimo pour écrire de la non-fiction : pour avancer leur mémoire, leur thèse, pour écrire des billets de blog… On les appelle alors des Nano-rebelles ! Mais c’est assez intéressant, l’écriture est comme un muscle finalement, plus on écrit, plus on s’améliore et plus ça vient tout seul…

  2. C’est tentent comme truc, mais ça me paraît énorme en fait 50 000 mots en un mois. Je n’ai pas pour habitude d’écrire vite pour vraiment retravailler les textes ensuite. Je suis lent dès le départ : -/
    Je dois tout de même t’avouer quelque chose, quand j’ai vu passer tes premiers tweets Nanowrimo, je me demandais bien ce que c’était, je n’ai pas pris le temps de chercher, mais dans ma tête, c’était un truc de nanotechnologie !! Bon, ensuite, je n’étais plus connecté, j’sais pas si c’est valable comme excuse !

    1. C’est énorme ^^
      Je n’ai pas cette habitude non plus, pour te dire, je mets souvent une semaine à écrire un billet de blog, entre le moment des premières idées, de l’écriture, de la relecture, de la correction et la réécriture… je suis d’une lenteur exaspérante pour la productivité 😉 mais chacun son rythme…
      Là, c’était vraiment de l’ordre de l’expérience, « pour voir », pour connaitre mes limites… je ne ferai pas ça tout les mois, c’est quand même épuisant !

  3. J’aime beaucoup les challenge d’écriture, notamment quand ça empêche de se censurer. Cette année, j’ai voulu tenter le NaNo, le vrai de vrai ! J’avais une idée de projet mais je n’ai rien travaillé par contre… Je suis parti avec l’idée générale (alors que je n’avais rien écrit depuis août dernier).

    Les tout premiers jours, ça allait et je me suis reconnu dans l’enthousiasme que tu as décrit lors de ta première semaine mais entre l’actualité et mes problèmes personnels qui me trottaient beaucoup trop dans la tête, j’ai lâché au bout de 6000-8000 mots (je ne sais même plus…).

    A côté de ça, j’ai un roman achevé à mon actif et un petit paquet en cours. On peut dire que je me disperse aussi ! Et en ce moment, vu mon manque de concentration dans l’écriture, le format « court » de type nouvelles me va bien aussi !

    Et c’est super que tu aies pu parvenir aux 50 000 mots symboliques malgré tout. De plus, ton histoire me fait envie, je dois l’avouer. Si jamais tu as besoin d’un avis extérieur en béta-lecteur, je ne serai pas contre ! En attendant, je te souhaite bon courage pour les 10 000-20 000 mots restants et pour la fameuse phase de correction !

    1. Merci Mister D Dollar ! 🙂
      Si l’écriture de nouvelles t’intéresse aussi, je creuse en ce moment l’idée du projet Bradbury : 52 nouvelles à écrire et à publier sur 52 semaines. Personnellement, c’est sûrement un peu trop mais l’idée d’un nouveau challenge est là 😉
      Sinon la phase de correction vient de commencer – y a du boulot ^^ – et je ferai un appel à des beta-testeurs… un jour ! 🙂

  4. Enorme ! je ne connaissais absolument pas cet événement et ton article m’a convaincu. Avoir le sentiment d’être accompagné et de faire parti d’un groupe nous fait pousser des ailes. Trouver la motivation SEUL demande tellement de ressources…

    Les challenges, c’est ce qu’il y a de mieux pour avancer 🙂

    Si tu ne l’as pas encore lu, tu peux lire ‘Ecriture’ de Stephen King, une première partie auto-biographique suivie de conseils d’écritures, c’est franchement intéressant pour quiconque est intéressé par ce métier…

    Et puis, comme dans tous les domaines, l’important, c’est d’avoir de la volonté, de la rigueur et de sans cesse écrire et lire 🙂

    1. Salut Rémi !
      On m’a plusieurs fois conseillé les Mémoires de Stephen King, il va falloir que je me les procure.
      Se donner des challenges, c’est parfois un peu violent, il y a un côté « je me force à », mais ça donne l’impression d’avancer à pas de géants et ça renforce pas mal sa confiance en soi et ça élargit les choses « possibles » en retour.

  5. Super intéressant ! Je ne connaissais pas du tout, je trouve ça fou mais aussi tellement bien. Il faut oser, mais ça doit être une expérience géniale. Je garde ça en tête pour l’année prochaine ! Merci pour le partage d’expérience.
    Je ne connaissais pas non plus l’endroit où tu es allée pour la nuit d’ouverture… Pourrais-tu m’en parler un peu plus ?

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