12 janvier 2011

Australie, Voyages & escapades

7 commentaires

Les androïdes rêvent-ils de cerises électriques ?

1er janvier.

Le temps de se remettre de la soirée du New Year Eve et de prendre mes bonnes résolutions pour la nouvelle Année et nous revoilà sur la route, bien déterminées à trouver du travail.

On évite les grandes exploitations agricoles prisées par les backpackers, et on pousse notre van un peu plus loin dans les terres. On s’arrête à Batlow, toute petite ville réputée pour ses nombreux vergers de pommes. On part à la pêche aux informations et aux contacts pour finalement apprendre que la récolte des pommes ne commencera que fin février.

Sur la route, des petites échoppes provisoires vendent des berries et des cherries au kilo, en confiture et même en tartes – qui ont l’air délicieuses soit dit en passant. On décide de tenter notre chance.

Premier arrêt, la chance nous sourit. Le bonhomme nous propose de commencer dès le lendemain matin pour quelques jours d’essai.

Au programme : tri de cerises avant expédition des cartons.

L’entrepôt gère toutes les cerises de la vallée et il y a du travail pour quelques semaines. Ou comment toquer au bon endroit, au bon moment !

Au bout de deux jours, on est embauchées. Bien payées, en toute légalité, dans une équipe constituée uniquement d’australiens, par un patron sympa et honnête. La roue tourne enfin !

Les journées se suivent et se ressemblent, et la cagnotte se renfloue. On retrouve une petite routine, rassurante et éphémère, qu’on apprécie chaque matin en se levant.

Sur les tapis roulants, les yeux traquent les moindres imperfections sur les cerises, les doigts obéissent et trient automatiquement les fruits tandis que mon esprit, vagabond et intenable, s’aventure déjà vers de longues routes bitumées, au bout desquelles s’élèvent un éventuel Océan Indien, des destinations aux consonances aborigènes, et quelques contrées un peu plus lointaines…

Un seul élément peut enrayer la mécanique : la pluie, imprévisible, qui peut stopper les récoltes à tout moment. Et qui nous ferait alors revoir nos plans pour la suite…

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