17 avril 2016

Istanbul, Voyages & escapades

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Visite d’Istanbul : déambulations dans le quartier de Sulthanamet

Istanbul a été ma destination coup de cœur de l’an dernier et ça faisait un moment que je voulais partager avec vous cette belle destination.

Nous sommes partis sans attentes, sans idées préconçues… quelques jours à Istanbul, où la ville nous tendait les bras, comme une promesse de découvertes.
Et quel délicieux plaisir que de s’ouvrir à l’inconnu, de se laisser surprendre et séduire !

Istanbul - Aya Sofia

Se laisser séduire par Istanbul

Ma première sensation dans le taxi qui nous mène de l’aéroport au quartier central où nous logeons, c’est qu’Istanbul n’a rien d’une ville à taille humaine, elle est immense ! Et pourtant dès le lendemain, à pied, la ville donne l’impression inverse, elle donne envie de déambuler tranquillement d’un quartier à l’autre, de traverser un pont pour rejoindre la rive d’en face, d’explorer la ville, de se perdre dans ses ruelles.

Les quartiers sont nombreux et différents, mais la ville n’est pas oppressante, on respire. Assez régulièrement, quand le regard se porte au loin, le ciel rejoint le fleuve.
Vous avez déjà remarqué combien il est rare de pouvoir se poser en ville et d’admirer l’horizon ?
Je ne parle pas d’observer le ciel – qui est déjà parfois un luxe en ville – mais bien d’avoir une vue dégagée et pouvoir observer l’horizon. C’est souvent assez rare en ville pour que je savoure ces rares moments de sérénité !
C’est le cas à Istanbul, ouverte sur la mer et vers l’Asie, on peut respirer à plein poumons en regardant au loin.

C’est donc à pied que l’exploration d’Istanbul commence.

Déambuler dans le quartier cosmopolite de Beyoglü

Le quartier où nous logeons, Beyoglü, regorge de cafés branchés, de galeries d’art, de boutiques de créateurs et de salons de thé cosy.  On petit-déjeunera tous les matins dans ce quartier, tout près de la Tour Galata, où les commerçants sont souriants et ouverts à la discussion.

Au hasard des rues et de nos pas perdus, nous descendons sur les quais de Karaköy.
En face, le quartier de Sulthanamet nous fait de l’œil, les façades des maisons colorées et les minarets qui s’élèvent des mosquées sont une belle tentation pour les croqueurs urbains, le tableau est superbe !

Istanbul - vue sur Sulthanamet

Sur le pont, les pêcheurs sont alignés et les jeunes stambouliotes qui guettent leurs lignes côtoient les mamies. Étonnant mélange des genres !

A Istanbul, on commence par s’exclamer dès qu’on voit une mosquée s’élever dans une rue. Leur architecture et leurs minarets qui pointent vers le ciel en font des bâtiments magnifiques à observer et à photographier. Puis on se rend vite compte qu’il y en a partout : dans chaque rue il est presque possible d’en apercevoir un autre, et ainsi de suite.

Istanbul - mosquée

Il en est de même pour les chats ! A Istanbul, les chats et les chiens sont souvent errants. Ils n’appartiennent à personne, mais tout le monde s’en occupe. Il n’est donc pas rare de voir des gamelles ou des maisons à chats à chaque coin de rue.

Même au restaurant, c’est d’abord avec surprise qu’on voit les chats nous tourner autour, avant que ça devienne une drôle d’habitude.

A Istanbul, la plupart des points touristiques se trouvent dans le même quartier : Sulthanamet.

Explorer le quartier de Sulthanamet et visiter les incontournables de la ville

On commence par le Palais Topkapi, l’ancienne résidence des sultans qui domine la Corne d’Or et le Bosphore, tout en richesses et en architecture ottomane.
On contemplera longuement la Mosquée bleue, qui de jour comme de nuit, est toujours aussi belle, avant de la visiter et d’être émerveillés par ses somptueux plafonds.
Ensuite, la basilique Aya Sofia devenue mosquée devenue musée, impressionnante par la démesure de son intérieur.
La Citerne-Basilique se trouve à quelques pas, la visite n’est pas un incontournable, mais les colonnes de cette ancienne citerne plongée dans la pénombre sont intrigantes.

Istanbul- Moquée Bleue

Istanbul- Basilique Citerne

Curieusement, c’est une des mosquées un peu plus éloignées, la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), qui obtient mon coup de cœur !

Grimper jusqu’à la mosquée de Soliman le Magnifique

Il faut grimper les rues, traverser des ruelles commerçantes pour l’atteindre.
Là haut, la mosquée est entourée d’espaces verts, et la vue plongeante sur la rive d’en face sur les quartiers de Beyoglü et de Galata est superbe.
Contrairement à la Mosquée Bleue qui est très fréquentée, celle de Solimane est plutôt calme.

Istanbul -moquée de Solimane

Comme dans chaque mosquée, aux heures de prières, les visites sont suspendues, il faut donc jongler avec les créneaux pour organiser ses visites.
Ici comme dans d’autres mosquées, des médiateurs sont présents pour répondre aux questions des visiteurs, des curieux sur l’Islam.
C’est ainsi qu’on passe une petite heure à discuter avec l’un d’entre eux, un échange pédagogique, enrichissant et constructif.
Cette volonté de s’ouvrir aux autres, d’expliquer de façon simple une religion qu’on connaît mal m’a vraiment touché et paru indispensable.

A une époque où la peur de l’Autre et l’ignorance sont des fléaux des plus dangereux, aller vers l’Autre, lui parler, le comprendre, échanger simplement avec lui me semble la chose la plus importante de notre temps…

Aller à la rencontre des stambouliotes

A plusieurs reprises, nous aurons l’occasion de parler longuement avec des stambouliotes de leur vie en Turquie et de leur rapport à la religion. L’attentat qui a touché leur vie en plein cœur il y a quelques mois n’avait fait qu’attiser ma colère contre ceux qui tentent de nous monter les uns contre les autres.
Peut-être qu’à notre simple niveau, pouvons-nous juste continuer à voyager, Ici ou Ailleurs, ne pas se faire influence par la peur et continuer à aller vers l’Autre ?

Au fil de nos pas, nous nous retrouvons à explorer le quartier du Grand Bazar. D’abord le Marché aux Épices, où se dressent des étals de bouffe, d’épices et de pâtisseries principalement… puis à quelques rues, le Grand Bazar, l’un des plus grand marché couvert du monde, où l’on s’aventure dans un labyrinthe de boutiques aux contenus très variés !

Dans ces ruelles, la vie bouillonne.
Les commerçants stambouliotes nous hèlent mais sans agressivité aucune, les conversations s’engagent avec convivialité.
Ici, on sourit, on essaie de communiquer avec quelques gestes, l’un d’eux nous offre du thé à la pomme. Là, on négocie un beau jeu d’échecs, et s’ensuit une longue et belle conversation passionnante avec le commerçant. L’échange se termine également par un thé turc sur le coin d’une table.

Istanbul - thé turc
L’hospitalité et la gentillesse des stambouliotes rendent nos quelques jours à explorer la ville vraiment agréables. Pas après pas, Istanbul se révèle toujours plus belle et accueillante…

Istanbul - moquée bleue

 

A suivre !

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10 réflexions au sujet de « Visite d’Istanbul : déambulations dans le quartier de Sulthanamet »

    1. Ça a été un vrai coup de cœur, entre traditions et modernité, en Europe et Asie, c’est une ville très belle et très riche culturellement !

    2. Je confirme : une ville magique! J’en suis tombée amoureuse. J’y suis allée deux fois : en 2014, en mars 2016 et…. J’y retourne en juin! Un lieu chargé d’histoire, des bâtisses magnifiques, des habitants acceuillants, un fleuve – le Bosphore – qui fait vibrer nos cœurs en nous permettant – en l’espace de 15 minutes – de passer d’Europe en Asie.

  1. Belle découverte d’Istanbul, je n’avais pas du tout cette image de la ville. Comme quoi, les idées reçues…
    La vue sur la ville et les 2 grandes mosquées est vraiment magnifique. Et il doit être bien plaisant de pouvoir « respirer » et profiter du panorama sur une ville telle qu’Istanbul.

    1. Je prépare un autre billet sur « Istanbul alternative », avec les coins branchés et du street art qu’on trouve vraiment partout dans la ville !
      Très belle découverte pour ma part !

    1. Cute story! Just so you know, though, the fork and knife being parallel to signify that yo#u;39&re done with your plate isn't just a German/ European thing. It's an American thing too, for those who have either had etiquette training or read an etiquette book. Might not hurt to brush up on things like that.:)

  2. Ce récit correspond parfaitement à mes souvenirs, à mes impressions … j’aurais pu écrire le même texte …
    J’ai envie d’y retourner, tiens !!!
    De plus, les photos sont magnifiques …

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