3 mars 2011

Australie, Voyages & escapades

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Australie – Interlude. Fin d’un chapitre.

Voilà un peu plus de deux semaines qu’on est arrivées dans les environs de Perth dans l’objectif de vendre le van. Et il faut le reconnaître, le pincement au cœur est tout de même là. J’ai beau savoir que c’est pour mieux avancer et continuer de nouvelles aventures, se séparer de sa maison depuis trois mois a quelque chose d’étrange…

Les jours s’égrènent et on se remémore les temps forts de notre road-trip. Les galères et les moments de doute se sont effacés pour laisser place à des images foisonnantes de couleurs, à des couchers de soleil mémorables, à des rencontres marquantes…

On prend du recul sur le chemin parcouru, aussi bien en nombre de kilomètres qu’en apprentissage sur soi. On se rend compte qu’on vient de vivre pendant quelques mois l’un des plus grands fantasmes de tout voyageur ici en Australie : la vie de bohème, la liberté au jour le jour…

On fait remonter les souvenirs à la surface, l’impression d’avoir vécu une belle expérience, d’en sortir grandies. D’être une éponge qui a retenue tant de choses de ce périple…

Mais avant d’écrire une nouvelle page, il faut bien terminer ce chapitre, et la vente du van n’est pas aussi facile qu’on l’espérait. A Perth, le marché est saturé de vans à vendre, les acheteurs sont rares, pointilleux et exigeants. On range au placard les derniers restes de la vie de bohème et on se confronte à la réalité de l’offre et de la demande.

Les visites se suivent et nous offrent quelques moments mémorables…

Deux grands gaillards s’apprêtant à partir en road-trip :

– Il a la clim ?
– Non…
– La direction assistée ?
– Non plus…
– Et la douche solaire, vous la mettez où ?
– La quoi ?!

On se rend compte que la vie sur la route, le manque de confort et le camping sauvage presque tous les soirs ne sont pas forcément à la portée de tous. Et c’est non sans fierté que je m’apprête à tourner cette page de mon voyage.

Vient enfin le jour où le van trouve acheteurs.

MT repart pour la France. Et me revoilà piétonne !

Avoir sa vie dans un sac à dos. Reprendre les vieilles habitudes. Avoir mille envies à la seconde et ne pas savoir par où commencer. Se poser peut-être. Se reposer. Apprécier un lit. Se remettre à bavarder avec un inconnu croisé dans la rue ou dans le bus. Se remettre à marcher. Arpenter les rues. Se perdre volontairement dans une nouvelle ville.

L’inconnu se dresse devant moi et me tend les bras. Si angoissant en France, ici synonyme d’excitation et de nouveautés qu’il me tarde de découvrir.

Interlude. Fin d’un chapitre. La page devant moi est blanche et il ne me reste plus qu’à l’écrire.

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