10 novembre 2010

Asie, Singapour, Voyages & escapades

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Escale à Singapour, la galère

Avant d’arriver au pays d’Oz, j’ai choisi de faire une escale de quelques jours en Asie. Me voilà donc à Singapour.

Après un vol que j’ai trouvé terriblement long, c’est vers 7h, heure locale, que je débarque dans l’immense et zénifiant aéroport de Singapour. De grands espaces arborés accueillent les arrivants, des sculptures modernes se tiennent à côté des panneaux d’indication, les grandes baies vitrées permettent une luminosité reposante… Bref, sa bonne réputation est fondée !

Après m’être occupée de mettre en consigne mon gros sac – qui, contrairement à ce que je pensais, n’ira pas tout seul jusqu’à Melbourne – et changer quelques euros en dollars singapouriens, je m’aventure pour de bon dans la ville en décidant de ne pas prendre de taxi, mais tout simplement le métro qui se trouve dans l’aéroport. Mauvais calculs, c’est l’heure de pointe, les rames sont bondées, mais tant pis, au moins je suis rapidement immergée dans le pays. Les rames sont climatisées et je me demande presque s’ils ne se sont pas trompés quand ils ont annoncé les 30° à 8h. Puis au premier changement de ligne, c’est le choc. Effectivement. J’ai l’impression d’entrer dans un hammam. Pas un souffle d’air. En quelques minutes, je suis en nage. Dans le métro, ils semblent avoir l’habitude.

Pas un occidental à l’horizon, cette fois je réalise : je suis à l’autre bout du monde, avec mon seul anglais rouillé pour me débrouiller… Si c’est le début de la journée ici, pour mon organisme, il est bel et bien un peu plus de minuit, et n’ayant pas dormi plus de deux heures pendant le vol, le manque de sommeil et la fatigue commencent à se faire ressentir. La chambre dans mon auberge n’est disponible qu’à partir de 15h, mais j’ai l’intention d’y faire un crochet pour me délester de mon sac à dos qui pèse bien son poids.

Mais quand je suis les directives qu’ils m’ont donné par mail, impossible de m’y retrouver. Je me perds complètement dans Little India. Je galère à trouver la route correspondante, puis quand je l’ai enfin, impossible de trouver le numéro qui correspond à l’adresse que j’ai. Je tourne en rond, en sueur, complètement crevée. On m’indique une autre adresse. Je m’y rends et retraverse le quartier indien dans l’autre sens.

Des odeurs d’épices se mêlent à celles d’encens trop fortes. L’explosion des couleurs, le bruit du trafic finissent de m’achever. Il est pas loin de 10h – 3h heure française. J’ai juste envie de me coucher. Je décide d’aller voir une autre auberge qui eux – je pense – sauront me dire l’adresse exacte. Banco ! Ils me l’indiquent même sur ma carte. En fait, elle est tellement loin du centre, que la rue n’apparait même pas sur ma carte. C’est tellement loin que je fais une pause dans un food court pour manger un bout. Je sais plus si c’est le petit dej’ ou le lunch, je suis complètement à l’ouest. Quand j’arrive enfin, il n’est plus question de juste poser mon sac, je veux surtout me poser moi !

Heureusement la chambre est libre ! Mon enthousiasme redescend très vite quand je vois la tête de la chambre : minuscule et sans fenêtre. Bref, je me dis que c’est juste pour 2 nuits, pas grave, c’est ça l’aventure…

Je me pose enfin pour récupérer un peu, mais le bruit de la circulation m’empêche de me reposer vraiment.

Franchement, à ce moment-là, je suis à bout et je n’ai qu’une envie, repartir pour Melbourne et qu’on en parle plus !

Je décide malgré tout de ressortir, appareil photo en bandoulière et carte à la main. Singapour me voilà !

 

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