16 juillet 2017

Autour de Lyon, France

17 commentaires

Drôme : parapente et escalade, entre nature et sensations

Après avoir exploré la route des lavandes dans le Pays de Dieutlefit, nous avons découvert que la Drôme savait allier à merveille nature et activités outdoor. Au programme : parapente et escalade.

S’envoler en parapente dans la Drôme

J’avais déjà eu l’occasion de sauter en parapente au-dessus du lac d’Annecy, un spot de rêve, où le nombre de parapentes transforme le ciel en un ballet de voiles. Voler en parapente c’est quelque chose dont je rêvais depuis longtemps, c’était même sur ma bucket list ! Et pourtant l’expérience avait été mitigée…

Je retente le coup cette fois : survoler les terres drômoises.
Rien que la route pour accéder à la zone d’envol vaut le détour. On entasse les voiles et nos sacs à l’arrière d’un 4×4 et on emprunte une route de terre qui devient vite inaccessible sans 4×4. Le trajet grimpe en lacets, surplombe des champs de lavande et des paysages typiques d’ici. Ça sent la garrigue, ça cahote, debout à l’arrière du 4×4, sourire jusqu’aux oreilles, j’ai l’impression qu’on s’élance sur une piste qui nous conduit vers la liberté d’un voyage.

Arrivés en haut, nous sommes seuls, ça change de la cohue lors de l’envol à Annecy.
L’équipe déploie les voiles, prépare le matériel, nous donne les explications, puis c’est parti, on s’envole !

J’avais déjà vaincu ma crainte du parapente une première fois : l’envol n’est pas brutal, ni vertigineux, c’est juste un pas devant l’autre avant que la voile ne se gonfle et nous emporte. Je savais aussi que mon vertige ne serait pas un frein : impossible d’avoir le vertige en parapente puisque les pieds ne touchent pas le sol (une histoire d’oreille interne)

Les premiers moments où on plane sont grisants. Confortablement installée dans mon assise, les champs s’étendent sous mes pieds et le bleu du ciel m’enveloppe. On pourrait croire que le silence est roi là-haut, mais le sifflement du vent dans la voile nous rappelle que c’est bien Éole qui nous fait voler.

On se prend pour Icare, à vouloir imiter les oiseaux. On joue avec les courants d’air chaud pour grimper en voltiges, puis redescendre en planant…
Et autant j’adore la sensation de planer, autant je ne suis pas une grande fan des voltiges, je retrouve un peu les même sensations que sur un manège d’attraction…

Je ne peux m’empêcher de comparer la sensation avec un vol de montgolfière, où j’avais eu l’impression de flotter dans l’air et de me laisser porter par le courant.

Finalement, l’expérience, accessible à tous, vaut le coup pour en prendre les mirettes, mais je crois que ce n’est pas tout à fait mon élément de prédilection.

 

Nous avons volé avec Tip Top Bleu Ciel dont les moniteurs sont calmes, pédagogiques et sympas !

Merci à Camille & Joris pour les photos de mon vol en parapente !

A la Waanagain, une course folle

A Dieulefit, le weekend où j’y étais, il s’y passait de drôles de choses ! Des gens bizarres couraient dans les rues du village, d’un obstace à un autre dans une ambiance bon enfant. 

Késako ? La Waanagain !
Une course à pied qui mêle obstacles et jeux d’eau, où les équipes joyeusement déguisées passent d’un atelier à un autre…

La course a lieu fin juin dans les rues du village de Dieulefit mais aussi en plein nature, comme par exemple sur cette base nautique du camping Huttopia où on a pu observer ces drôles de loustics costumés descendre un toboggan droit vers le plan d’eau, avant d’enchaîner un pont de singe immergé !

A n’en pas douter une drôle de course la Waanagain !

Escalade dans la Drôme et atteindre des sommets

L’escalade et moi, on a une histoire qui a plutôt mal commencé. Mon vertige s’est rapidement imposé entre nous. Si j’adorais crapahuter sur des rochers quand j’étais petite, en grandissant le vertige est devenu une contrainte dans certaines situations.

J’avais fait une initiation à l’escalade sur un mur intérieur. L’expérience avait tourné court. Les jambes tremblantes, les bras tétanisés, j’avais à peine grimpé 2 mètres que j’étais redescendue aussi vite, me résignant à ne jamais pouvoir apprécier cette pratique qui m’attirait pourtant.

Faire de l’escalade dans la Drôme était une expérience séduisante, mais j’avais prévenu que mon vertige pourrait me laisser plantée au sol, les yeux rivés vers la paroi…
Puis Philippe, le moniteur d’Acropole Aventure m’a mis en confiance. C’est normal d’avoir peur du vide, c’est même plutôt sain comme réaction, mais on peut avoir confiance en le matériel (et en son binôme) pour que tout se passe bien.

Me voilà harnachée et encordée, je lève la tête, observe la paroi qui s’élève devant moi. Par où commencer ?
La paroi semble immense, les quatre voies du Rocher des Demoiselles à Teyssières font entre 16 et 20 mètres, et je me dis que je ne vais jamais y arriver.
Philippe me conseille de regarder les premières prises, de ne pas me presser. Je tatônne, cherche une prise dans la roche qui me parait pratique, puis je bouge l’autre main, puis les pieds, l’un après l’autre. J’avance de quelques centimètres, mais j’avance.
Puis je recommence, je cherche, je tâtonne, je commence à prendre confiance, je tente des poussées avec mes jambes, je me réjouis quand j’arrive à me soulever, j’ose des prises plus coriaces et je continue à grimper.

Vient le moment où j’ose un regard vers le sol. Les tentacules s’agitent dans mon ventre, mais Philippe est là, calme, il me prouve que la corde me soutient, que je peux me lâcher, m’asseoir et reprendre mon souffle.
J’ose un regard vers le haut, vertigineux et je reviens vite aux prises en face de moi (une métaphore du moment présent ?)
Je reprends mon exploration des prises, et petit à petit je prends la montée comme un jeu, trouver la meilleure prise, celle avec laquelle je me sens la plus à l’aise, celle qui me fera grimper plus haut.
Et bientôt, sans m’en rendre compte, me voilà tout en haut !
Le vide ne me paralyse pas, la fierté de l’exploit accompli se répand dans mes veines, mon cœur tambourine, je regarde en bas, mais très vite mon regard se porte au loin. Je suis tellement fière de m’être dépassée !

Quand vient le moment de devoir redescendre, le doute s’immisce : dans quel pétrin je me suis mise ? Mais je reproduis les gestes vus plus tôt, je tente, ça a l’air d’aller, hop, hop, je descends en rappel (comme une grande) !

Arrivée en bas, j’ai le sourire jusqu’aux oreilles et je ne demande qu’à recommencer ! L’expérience est géniale et je ne me lasse pas de renouveler le jeu sur les autres voies.

Au terme de l’activité, j’ai vraiment l’impression d’avoir découvert un truc qui me plait, où je suis à l’aise et où je peux me dépasser. Je n’ai qu’une envie : trouver le moyen d’en faire à Lyon ou aux alentours !

 

Un immense merci à Philippe d’Acropole Aventure pour l’initiation à l’escalade

Cette escapade a été organisée en partenariat avec La Drôme Tourisme et l’Office de Tourisme de Dieulefit. Cela n’influence pas mon opinion sur la destination, ni ma ligne éditoriale.

Merci à Aline, Anne-Catherine et Nathalie pour leur accueil, leur disponibilité et leur bonne humeur durant ce séjour.

Merci à Camille et Joris d’Envie d’ailleurs, mes comparses d’aventures pendant les 2 jours.

Et un merci tout spécial à Isa du blog Let’s us go, petite fée sur ce coup-là 🙂

 

17 réflexions au sujet de « Drôme : parapente et escalade, entre nature et sensations »

  1. Bravo de t’être dépassée ! En te lisant, j’ai ressenti un bref instant mes giboles qui flageolaient quant je commençais à être assez haut sur un mur d’escalade, étant ado. J’aimerais beaucoup ça, hélas je n’ai pas continué.

    Je tiens aussi à te dire que ça fait vraiment plaisir de voir que tu t’es remise à bloguer ! 🙂

    1. Merci Marie ! 🙂
      Après ma phase de blues du blog, ce qui m’a remotivé, c’est un truc complètement égoïste : je me suis rendue compte que je prenais un vrai plaisir à relire mes vieux billets, mes carnets de voyage, mes impressions, mon ressenti… donc finalement ça me motive à garder une trace (sans (trop) me préoccuper des chiffres, d’être originale ou non, etc…)

  2. Bravo !!! Doublement bravo.
    Il faudra que tu m’explique un jour le coup du vertige ou plutôt de l’absence de vertige quand on n’a pas les pieds sur terre. C’est comme le mal des transports une divergence entre ce qu’on voit et ce qu’on ressent ?

    1. Merci !

      Oui c’est un souci d’oreille interne également.
      La sensation de vertige est créée par le cerveau lorsqu’il reçoit des informations contradictoires des yeux, de l’oreille interne et des pieds. En parapente (et en montgolfière), les pieds ne touchent pas le sol, donc pas de vertige.

  3. Bravo !!! Bravo pour avoir surmonté ces horribles tentacules dans le ventre 🙂
    Je suis comme toi… J’ai le vertige, mais ait toujours aimé l’escalade. C’est bizarre ! J’ai presque envie de reprendre. Je te conseille le Mur de Lyon, même si c’est plutôt loin de chez toi !
    Je te sens tellement sereine dans ce texte, n’empêche, comme si ce petit blogtrip t’avait beaucoup apporté 🙂

    1. Il faut que j’aille zieuter le Mur de Lyon oui ! ça m’a l’air très cher, bien plus cher que des escapades autour de Lyon par exemple, mais je vais me renseigner !

      C’est marrant que tu ressentes de la sérénité dans ce texte, parce que j’ai pas l’impression de l’être en ce moment, je me sens même super angoissée face à certains choix (qui a dit « comme d’hab » ?), et en écrivant ce billet, à un moment je me suis arrêtée, je me suis relue, et c’est comment si une part de moi m’avait insufflé de sages conseils (on a l’impression qu’on est plusieurs dans ma tête vu comme ça ^^)

      Mais en tout cas, je pense qu’une part de moi est bien plus sereine qu’une autre… y a plus qu’à tout harmoniser 😉

      1. Mais vraiment ! C’est ce que je me suis dit tout de suite ! Peut-être que la part de toi qui rédige est hyper bien dans ses pompes… 🙂 (on a tous plusieurs personnes dans sa tête :-p)

  4. C’est sûr que mon séjour dans la Drôme Provençale est un peu (beaucoup!) différent du tien…moi c’est plutôt
    « Drôme Gourmande et Théâtrale »
    Bravo pour tes exploits! et tes superbes photos.

    1. C’est ce que je trouve assez génial dans cette région, c’est qu’elle est très riche en terme d’activités et de choses à faire !
      J’aurais tellement pu faire un article sur la Drôme Gourmande aussi, miam ! 🙂

  5. J’adore te voir découvrir ma Drôme chérie ! Et j’admire ton courage pour le parapente, ça m’angoisse, même si ça me tente !
    La Waanagain, j’ai des copines qui l’ont faite, ça a l’air cool 🙂

    1. Haha ! la Waanagain, ça avait l’air drôlement barré !

      Pour le parapente, c’est une expérience que je voulais tester, même si la sensation n’est pas à la hauteur de mes espérances, je suis contente de l’avoir tenter, pas de regrets à avoir ! 😉

  6. J’avais hâte de lire cet article 😉
    On a été grimpé hier à Curris, dans les Mont d’Or Lyonnais, et je n’ai pas paniqué o/ j’ai fait trois voies, 3 5b et tout s’est bien passé. Contacte moi si tu veux, je pense qu’on y retournera le weekend prochain (dimanche aprèm probablement) !
    Encore bravo, je sais à quel point c’est difficile 😉
    Bises,

    Marion

    1. Coucou Marion !

      Merci, et super de lire ça ! 🙂
      Je ne serai pas disponible ce dimanche là, mais je t’envoie un message pour de prochaines fois !

      A bientôt !

  7. Un billet sportif !
    Qu’est-ce que tu n’avais pas trop aimé dans ta première expérience en parapente ?
    Vous êtes montés en 4×4 là-haut, c’est royal, j’ai des souvenirs où j’en faisais avec mon père (en bi-place), après les télécabines (en Savoie), on avait encore 20 min à pied en montée avec le parapente sur le dos ! 😀 Lourd, mais de bons souvenirs !
    Cette sensation de liberté en vol est tout simplement géniale. Après, si le moniteur fait des gros virages ou des trucs qui tanguent c’est moins cool. Ils doivent y aller molo normalement, après, ça dépend aussi de la météo !
    Félicitations pour ta montée (et descente) en escalade ! 🙂 L’escalade c’est sympa, ça fait mal au mains à force, et puis, il faut pas trop hésiter, plus on attend, moins on a de force dans les bras et les jambes !

    Merci pour le voyage ! 🙂

  8. Bon, pour l’escalade, on repassera, j’ai encore quelques craintes à vaincre avant de me lancer mais c’est en projet. Je suis surtout venue voir ton vol en parapente et je dois dire que tes photos sont sublimes!!!!! Ca fait de beaux souvenirs. 😀 J’ai moi-même effectué mon bapteme récemment à Luchon où j’ai grandi et j’ai adoré les sensations, c’est merveilleux!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *