27 novembre 2010

Australie, Voyages & escapades

Pas de commentaire

Comme à un carrefour…

Quand le moral baisse à mesure que la pluie ne cesse de tomber sur la ville sans vie d’Hobart et que la bonne humeur se dissipe face aux règles décidément trop strictes de notre hôte, il est temps de déplier les cartes, d’échafauder de nouveaux plans, de se projeter vers de nouvelles aventures…

On fait le deuil d’une Tasmanie qu’on aurait aimé découvrir un peu plus profondément. On saisit des opportunités, on lance nos dés pour la suite de notre voyage et notre dévolu sur Melbourne. La plus proche, la plus pratique pour rebondir. De grosses galères en partance de Tasmanie – une nuit passée sur les sièges rêches du terminal de l’aéroport – à des prises de tête pour trouver un endroit où passer plus de deux nuits d’affilée sur Melbourne, on pose nos gros sacs et notre déprime dans une taverne miteuse de banlieue.

On a trois jours pour rebondir.

Trois jours pour se décider et s’activer. Rester sur Melbourne ou avancer ? Trouver un autre hôte ? Trouver du travail ? Trouver une colocation ? Trouver un covoiturage ? Les questions se bousculent, s’entrechoquent, se multiplient, gonflent un peu plus un ras-le-bol qui est alimenté ici aussi par une pluie qui ne s’arrête pas. Je me répète que les galères font partie du voyage et que j’ai choisi tout ce qui m’arrive, mais il ne manque qu’une goutte d’eau et une cerise sur le gâteau pour faire déborder le vase.

Une conclusion simple se fait finalement jour dans mon esprit : il faut que je bouge.

Je ne peux pas rester sans rien faire sur Melbourne. Terrible impression que mon argent part par les fenêtres sans que j’en profite réellement. Il faut trouver une solution pour éviter de payer un logement – le nerf de la guerre ici – mais pouvoir continuer à voyager.

Heureusement, parfois le karma fait bien les choses et MT partage le même avis que moi sur la question. Il nous reste donc moins de deux jours pour trouver un véhicule sur Melbourne, à un prix acceptable, dans lequel on pourrait dormir. On se dit qu’on est un peu folles et que ça ressemble bien à une mission impossible quand même…

Il y a parfois des rêves, des fantasmes qui se logent dans un coin obscur de notre esprit. Des envies qu’on n’ose même pas verbaliser tellement elles nous semblent irréalisables. Avoir son propre véhicule pour arpenter les routes d’Australie en faisait partie…

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