27 mars 2011

Asie, Thaïlande, Voyages & escapades

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Une journée à Bangkok

24 mars

Après avoir quitté Melbourne sous une franche pluie, je m’envole pour Singapour. J’arrive dans la soirée, et mon vol pour Bangkok étant le lendemain matin, je décide de passer la nuit dans l’aéroport. C’est plutôt inconfortable mais je réussis tout de même à dormir quelques heures d’affilée…

25 mars

Je me « réveille » tôt pour partir à la recherche de mon sac à dos qui s’est perdu la veille entre les terminaux. Après plusieurs aller-retours entre les bureaux, je le retrouve aux bagages non récupérés où il m’attendait sagement, ouf !

Je saute dans mon vol low-cost et me retrouve deux heures plus tard à l’aéroport de Bangkok.

Carte Thailande

Je choisis de prendre un taxi pour aller dans le centre-ville et je tombe sur un chauffeur qui baragouine un anglais incompréhensible. Il ne connait pas l’hôtel que je lui indique et je lui demande de m’en rapprocher un maximum, je finirai à pied.

J’arrive enfin à la petite guesthouse qu’on m’a conseillé et j’avoue que je n’aurais jamais porté mon choix sur celle-ci sans conseils avisés ! J’ai l’impression d’entrer dans le garage d’un particulier ! Mais entre les vieilles voitures et l’atelier de mécanique se dresse une petite réception, j’aperçois à l’arrière un petit restaurant où se réunissent les « locaux ». Finalement, pas de mauvaise surprise, ma chambre est tout à fait convenable, propre et calme.

Je suis tiraillée entre la fatigue et la faim, et c’est la faim qui l’emporte. Je pose mes sacs et pars faire le tour du quartier à la recherche d’un encas. Je trouve mon bonheur dans un food court juste en face de la guesthouse. Je n’ai pas fait 100 mètres que les chauffeurs de tuk-tuks, ces taxis/motos à trois roues, commencent à me harceler. J’ai l’impression d’avoir une grande pancarte « touriste » attachée autour du cou. Je refuse d’abord poliment, mais difficile de garder le sourire au bout du quinzième !

J’en profite pour repérer rapidement le quartier puis je rentre me reposer…

26 mars

Je m’endors comme une masse en début de soirée et résultat, j’ai les yeux grands ouverts à 5h du matin. Finalement vers 7h, je décide de commencer ma journée. Première agréable surprise, à cette heure-là, il fait frais ! Les routes sont loin d’être désertes, mais on est bien loin de l’animation qu’il y régnait en journée. Point négatif en vue : pas l’ombre d’un tuk-tuk, alors que cette fois j’en cherche un…

Je commence donc ma journée à pied, je me perds un peu et décide de prendre le métro en direction de la gare ferroviaire pour m’occuper de mon transport pour le lendemain.

A la sortie de la gare, les tuk-tuks attendent le touriste et voilà ma première fois tant attendue. Je manque de pratique et je ne négocie même pas la course. J’ai du faire un heureux… Je lui demande de me déposer dans le quartier qui regroupe tous les centres d’intérêts, à commencer par le Grand Palais. Et là, on a beau avoir entendu des histoires sur les tuk-tuks, c’est maintenant l’heure de le vivre ! Dans cette petite carriole à trois roues, le chauffeur traverse à toute vitesse la ville. Il double de tous les côtés, remonte les voies en sens inverse, manque de renverser un piéton, klaxonne, s’insère entre deux camions, grille la priorité, évite de justesse un autre tuk-tuk, klaxonne, accélère alors que ça freine devant… J’ai bien cru mourir une dizaine de fois mais me voilà à destination !

Quand j’arrive devant le Grand Palais, il ouvre à peine – il est 8h30 – et les hordes de touristes sont déjà présentes. Je passe la matinée à déambuler dans cette ancienne résidence royale qui abrite des dizaines de temples.

Thailande - Bangkok - Palais Royal

Thailande - Bangkok - Palais Royal

Thailande - Bangkok - Palais Royal

Thailande - Bangkok - Palais Royal

Thailande - Bangkok - Palais Royal

Je pars ensuite à la recherche du Wat Pho, un temple abritant un Bouddha couché, qui est sensé être juste à côté. Je traverse un marché où mille odeurs flottent dans l’air, où les produits inconnus s’accumulent dans les échoppes. Sur les étals, les plats à emporter et l’abondance de nourriture sont une tentation de tous les instants et je m’offre un premier en-cas : des fruits coupés en morceaux. Je m’égare vers le fleuve et observe les allées et venues des bateaux.

Thailande - Bangkok

Thailande - Bangkok

 

Je longe un marché aux amulettes où les badauds se bousculent pour trouver la pierre ou la médaille qui les protégera. En demandant mon chemin à plusieurs reprises, je trouve finalement le Wat Po qui abrite le Bouddha allongé, impressionnant, imposant, presque à l’étroit entre ces quatre murs. Il y a un son étrange presque harmonieux – gling, gling, gling – que je fins par élucider. Dans le temple, derrière le Bouddha, on peut acheter un bol rempli de 108 pièces que l’on dépose en faisant des vœux dans 108 petits chaudrons – gling, gling, gling. Les touristes et les fidèles font la queue pour déposer leurs pièces, créant cette jolie musique…

Thailande - Bangkok - Wat Po

Thailande - Bangkok - Wat Po

 

Je prends mon repas du midi aux abords du temple dans un boui-boui dans la rue. Puis je prends le ferry qui traverse le fleuve pour rejoindre la rive opposée où se trouve le Wat Arun, Temple de l’Aube, imposant bâtiment qui s’élève vers le ciel laiteux. Le site est magnifique, entouré de jardins, au bord du fleuve. Des marches permettent d’y monter, très raides, et mon vertige m’empêche de monter plus haut que le premier étage !

Thailande - Bangkok

Thailande - Bangkok

Thailande - Bangkok

Thailande - Bangkok

Thailande - Bangkok

J’essaie ensuite de prendre le Chao Praya Express, le bateau-bus qui relie les différents sites historique de la ville, pour rejoindre le nord de la ville par le fleuve. On m’indique le mauvais bateau et je pars en sens inverse, puis je rate le bon bateau sur les mauvais conseils d’un type. J’arrive finalement à monter à bord, et on vogue entre les embarcations jusqu’à mon stop, le quartier de Khao San.

Thailande - Bangkok

On m’avait déconseillé le quartier pour y loger, trop touristique. Et en effet, c’est le repaire des routards, les thaïlandais s’y font rares, exceptés derrière les étals et le nombre de « farangs » – d’étrangers – explose. Je me pose dans un parc au bord du fleuve, avant de m’attaquer au quartier.

Les rues débordent d’étals de vêtements, de souvenirs, de bars et de restos pour occidentaux, d’agences de voyages et de cafés Internet. La tentation commerciale est partout. Je craque d’abord pour une crêpe au Nutella, puis pour un nouveau pantalon. Tourner sur 2 pantalons et 4 hauts depuis presque 5 mois, ça donne furieusement de refaire sa garde-robe ! Note pour moi-même : revenir faire quelques emplettes dans le quartier avant de rentrer en France !

En fin d’après-midi, je commence à fatiguer et il me faut prendre un tuk-tuk pour rejoindre ma guesthouse. Cette fois je fais l’effort de marchander, et il me prend en course pour la moitié de ce que j’ai payé le matin ! Je retiens mon souffle et je m’accroche tant bien que mal pendant tout le trajet. Va falloir que je m’y fasse !

Rapide tour de Bangkok, mais j’ai l’impression d’avoir bien rempli ma journée. Le lendemain, départ pour le Nord de la Thaïlande !

Thailande - Bangkok - Ayyuttaya

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