6 janvier 2011

Australie, Voyages & escapades

3 commentaires

Adelaïde et les Flinders Range, aux portes de l’outback

On pourrait se satisfaire de la plage et des balades sur la côte à longueur de journées, mais vient quand même le temps d’aller voir à quoi ressemble Adélaïde, capitale du South Australia.

On rapproche le van à Glenelg, autre station balnéaire toute proche de la ville d’où on peut prendre le tram. Un bon point pour commencer, j’ai toujours un coup de cœur pour les villes qui possèdent un tram. Et encore davantage quand elles prennent aussi soin de leurs cyclistes, ce qui est la cas ici avec de nombreuses pistes cyclables. Des vélos dans tous les sens, dans toutes les rues, se partageant la chaussée avec les voitures…

Dans le tram, rencontre sympa avec David, qui passe le trajet à me raconter sa vie et qui fait un boulot assez original : nourrir les requins avant que les touristes ne plongent dans des cages pour les voir et vivre quelques minutes de frisson ! On papote de l’Australie, de mon voyage, puis de la France, du Tour de France… Il insiste pour que je passe le voir là où il bosse, à Port Lincoln. Hélas, ce n’est pas sur notre route…

En tout cas, ce n’est pas le premier ici à venir taper la causette, juste comme ça, et ça ne sera pas le dernier. Ici plus qu’ailleurs, je suis complètement sous le charme de leur simplicité et de leur facilité de contact ! Des rencontres de passage qui embellissent une journée !

Une fois arrivées à Adélaïde, on vise dans un premier temps Haigh’s, une chocolaterie renommée qui propose des visites guidées de leur usine de fabrication et des dégustations. Hélas, les tours sont complets pour toute la journée et même pour le lendemain ! Il faut vraiment réserver à l’avance… On repart un peu déçues, on se voyait déjà comme Charlie dans sa chocolaterie !

On traverse les nombreux parcs qui forment une ceinture de verdure autour de la ville et on tombe sur l’un d’entre eux qui sort du lot, les Himeji Gardens, un jardin japonais, bulle de fraicheur et de sérénité dans la chaleur étouffante.

On se réfugie dans la fraicheur du Central Market, un grand marché couvert qui regorge de fruits et de légumes. Juste à côté se trouve un grand food-court où j’aurais beaucoup de mal à me décider tant le choix en plats asiatiques est impressionnant. Ça sera finalement un curry de crevettes, un régal ! Bon, pas très cher et en quantité raisonnable, si bien que j’ai du mal à finir mon assiette !

L’après-midi, direction le Tandanya, National Aboriginal Cultural Institute qui propose une galerie en accès libre (donations bienvenues) et un magasin d’artisanat. L’exposition en cours retrace l’histoire de la communauté aborigène, depuis l’arrivée des colons jusqu’à leur lutte pour obtenir les mêmes droits que les Blancs. La rétrospective est passionnante et vraiment enrichissante ! Les témoignages et les photos racontent leur histoire, tragique, injuste et poignante, et j’en ressors un peu chamboulée.

On décide de poursuivre cet après midi culturel au South Australian Museum où il faudrait pouvoir étaler la visite sur plusieurs jours tant il y a de choses à voir. On se focalise à nouveau sur l’étage consacré aux aborigènes, on remonte dans le temps en découvrant les premiers boomerangs, leur façons de vivre, de chasser, de se divertir… bref, une plongée intéressante dans la culture aborigène. Hélas notre exploration se termine plus vite que prévue à la fermeture du musée et le gardien est obligé de nous presser vers la sortie…

On termine notre escapade en se promenant dans les ruelles animées du centre. Les immeubles sont de taille humaine, il y a peu de grands buildings comme à Melbourne, la ville fait presque grande bourgade. Restos, cafés se multiplient entre deux fresques taggées par des artistes… il y a une atmosphère un peu bohème dans cette ville qui me plait bien…

Puis il est déjà temps de rentrer, on reprend le tram vers Glenelg, dont on fait le tour rapidement. Le soir, on teste la pâte à pancakes en poudre. On rajoute de l’eau dans le flacon, on secoue, et hop ! La pâte est prête ! Et on s’offre le luxe de se faire des crêpes au chocolat ! Le comble, c’est que c’est plutôt bon !

26 janvier, Australian Day.

Depuis quelques jours, les drapeaux australiens sont de sortie. On en voit partout où qu’on aille, sur les voitures, dans les jardins. Les australiens célèbrent ce jour-là leur fête nationale, l’arrivée des premiers colons. Un élan patriotique qui me laisse un sentiment partagé après ce que nous avons appris de la culture aborigène et en sachant, que certains de leur communauté fêtent aujourd’hui le « Survival Day »

Au bout de plusieurs jours à profiter de notre coin tranquille, un matin on reçoit la visite d’une ranger qui s’excuse presque de nous déranger. Elle nous explique que le camping sauvage est interdit ici et que quelqu’un nous a dénoncé. Elle nous conseille de trouver un coin plus dans les terres où elle ne pourra pas nous trouver. Elle s’excuse encore de ne faire que son boulot et nous souhaite une bonne journée. On évite ainsi une belle amende mais on reste surprises de s’être fait dénoncées alors qu’on ne dérangeait personne. On prend ça comme un signe du destin et on décide de boucler nos derniers préparatifs en dormant encore deux nuits à Seaford, la petite ville d’à-côté, avant de reprendre la route.

Pour une petite ville balnéaire, Seaford a tout pour plaire, et surtout une superbe bibliothèque climatisée. On passe donc nos derniers jours à squatter le wi-fi de la bibliothèque tout en profitant des rayons bien remplis des lieux. Il y a même un coin canapé avec consoles et jeux vidéo en libre accès ! Je veux la même chose en France !

Un passage chez le garagiste pour notre maison-sur-roues afin de s’assurer qu’elle peut encore nous mener sans souci pour un bout de temps et on reprend la route pour de bon, direction le nord d’Adélaïde : les Flinders Range.

Ce national park est aux portes de l’outback et on ressent rapidement le changement de décor. La terre se fait plus rouge, les températures augmentent. Les paysages se résument à des palettes de bleu, vert et rouge…

Arrivées sur place, on apprend qu’à cause de la chaleur, plus de 40°, la plupart des randonnées sont fermées. Il n’en reste qu’une seule accessible.

Au parking, je me laisse attendrir par un kangourou bien curieux, qui s’avèrera être un vilain chapardeur !

On arpente donc la seule piste ouverte, sous les eucalyptus, entourées d’une faune bruyante et bien présente malgré la chaleur.  Des oiseaux aux chants puissants, des lézards, de drôles de reptiles, des kangaroos, des wallabies et même des chèvres !

Cette balade étant la seule accessible, on rencontre finalement pas mal de monde sur le chemin, et étonnamment, beaucoup de français !

La piste nous mène jusqu’à un panorama sur Wilpena Pound, vaste bassin de verdure au milieu des terres arides.

Sur le chemin du retour, on s’arrête pour aller explorer des cavernes sur lesquelles des peintures aborigènes sont encore bien conservées. armées de nos filets anti-mouches et sous un soleil de plomb, on ne fera finalement que la « petite » balade de 1 km.

Puis retour à Port Augusta, avant d’entamer notre longue traversée du pays-continent dans le sens Sud-Nord !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *