19 mars 2011

Australie, Voyages & escapades

Un commentaire

Visite d’Adélaïde, 2ème prise

J’y avais déjà fait une escale à Adélaïde au temps où j’avais le van. Un rapide tour de la ville en une journée. Cette fois, je suis bien décidée d’y rester quelques jours de plus, de suivre mes envies, bref d’en profiter à mon rythme.

Je commence comme à mon habitude en découvrant la ville au hasard de mes pas.

Le cœur d’Adélaïde se concentre à Rundle Street, bouillonnante et animée, une longue avenue de boutiques, de centres commerciaux, de restaurants, d’arcades où les animations de rue se succèdent toute la journée. Le reste de la ville est un quadrillage de rues, entouré littéralement de parcs. Le nord de la ville est bordé par la rivière Torrens, dont les berges sont ô combien agréables à parcourir !

En traversant juste un pont, je reviens « en ville » – que je n’avais pourtant pas quitté – et la balade urbaine peut continuer. Au détour d’une ruelle, j’aperçois un premier tag artistique, puis un deuxième sur un pan entier de mur, et encore des graffitis entre deux restaurants… Finalement Adélaïde est truffée de street art et la balade se transforme bientôt en chasse aux dessins urbains et aux installations artistiques…

Adelaide, ville de gastronomes, où les « vrais » restaurants me semblent pour une fois plus nombreux que les habituels fast-foods. Première fois aussi que je vois les gens commander un verre de vin blanc avec leur repas…

Et cette sensibilité à la bonne cuisine se ressent dans le Central Market que j’avais déjà visité mais qui reste un incontournable de la ville. Un bazar de bonne bouffe qui affole les narines et les papilles où je prends plaisir d’y passer quelques matinées.

Adélaïde, ville culturelle aussi, où il y a toujours un festival en cours. Festival de théâtre, de cinéma, de musique, ça semble ne jamais s’arrêter ! J’arrive hélas pour le dernier jour du Fringe Festival, très célèbre festival d’arts alternatifs, le plus grand en Australie qui met en avant des artistes qui ne rentrent pas dans une case… Je suis donc un peu dépitée d’arriver après les spectacles…

Alors que je cherchais de nouvelles chaussures confortables pour marcher – le bon équilibre entre mes tongs, pas pratiques du tout pour marcher des kilomètres, et mes chaussures de marche (oui ma vie est passionnante, c’est bien pour ça que vous me lisez… Ah non ?) – je tombe sur un vendeur sympa avec qui on papote de culture et de festivals, qui me conseille la soirée de clôture du Festival (et qui me vendra aussi les chaussures…)

Le soir, direction donc le Rundle Park.

Et là, on bascule dans un autre monde, on entre dans le Garden of Unearthly Delights – le Jardin des Plaisirs Surnaturels. Une foire géante en plein air où des chapiteaux se dressent ci et là entre deux gargotes de bouffe à emporter, une grande roue et quelques scènes improvisées. De drôles de personnages semblant sortis d’un cirque hèlent le chaland pour le convaincre d’assister à son spectacle. Ce que je croyais être une grande fête foraine est en réalité un rassemblement de petits théâtres où les pièces s’enchainent toutes les heures et où les comiques testent leurs stand-up… Le Festival d’Avignon Off qui aurait percuté le Plus Grand Cabaret du Monde ! A la nuit tombée, les guirlandes dans les arbres s’illuminent, des jongleurs déambulent dans le parc, des femmes au cerceau fendent la foule qui se fait plus dense… Après avoir fait le tour et m’être arrêtée devant chaque curiosité, je passe la soirée assise dans l’herbe devant la scène « gratuite », ouverte à plusieurs one-man-show. Rire et bonne humeur sont au programme, et l’ambiance du lieu me rappelle mes festivals d’été, et j’aime beaucoup ça !

Les jours suivants, je continue mon exploration de la ville. Je prends ma dose de culture pour en apprendre plus sur la cité et son histoire sur North Terrace où tous les bâtiments culturels sont réunis : le campus de l’Université, l’Art Gallery, le South Museum, la Library…

J’en retiens surtout que les habitants d’Adélaïde sont assez fiers que ce soit la seule capitale d’Australie bâtie par des hommes libres, contrairement à toutes les autres qui sont des colonies pénitentiaires. Et je me rends compte au fil des jours que la petite taille de la ville ne veut pas dire moins vivante que ses grandes sœurs…

Le 14 mars, en partance pour une autre de mes balades, je me rends compte que tout est fermé : Public Holidays, jour férié. Je pars à la recherche de réponses et on m’explique que c’est l’Adelaide Cup, une grande course de chevaux, et donc jour férié pour tout le monde dans l’état. Logique.

C’est surtout l’occasion pour les jeunes australiens de se mettre sur le 31 et de sortir s’amuser – comprendre se promener avec une bouteille à la main dès 11h du matin et finir bourrés dès le début d’après-midi – pathétique…

Je préfère fuir cette ambiance et me réfugier au Botanic Garden.

Immense Botanic Garden, agréable et calme, où on a l’impression de passer de région en région, voire de pays en pays… Ça sent bon, c’est beau, c’est apaisant, loin du tumulte de la ville, je pourrais y passer des heures… Et c’est finalement ce que je fais. J’y passe une grande partie de la journée et j’y retournerai même plus tard…

Le jour suivant, je vais à Glenelg avec une fille de mon auberge, à 45 minutes d’Adélaïde en tram, un saut de puce ici.

Glenelg, typique station balnéaire avec sa rue commerçante et sa jetée. On se balade sur le front de mer et le long de la plage presque déserte. La fille qui m’accompagne s’extasie les pieds dans le sable : c’est sa première plage australienne ! J’ai l’impression de me revoir il y a 4 mois sous les nuages de Melbourne sur la plage de St Kilda ! Pour moi, difficile d’être aussi enthousiaste… Impossible de la trouver ne serait-ce que « charmante ». Pas après ce que j’ai pu voir au fil de mon périple. Est-ce que je commence à devenir difficile ? Je crois que Rottnest Island a mis la barre très haut…

Je passe les derniers jours sur à Adélaïde à me demander si leur foutue clim aura ma peau. J’ai constamment froid et des frissons. J’ai ressorti mon jean et ma veste alors que les gens continuent de se balader en short et débardeurs. Quand s’ajoute aux premiers symptômes, de la fièvre, des courbatures, un nez qui n’en finit pas de couler et une toux à cracher mes poumons, c’est officiel : j’ai la crève en Australie ! Un comble, il faut bien le reconnaître ! Une crève carabinée, celle qui donne envie d’être à la maison sous une couette et un bon lait chaud au miel… Au lieu de ça, le baroudeur doit se débrouiller et se soigner tout seul comme une grande. Faut bien des inconvénients à la vie sans souci du routard…

La fin de semaine s’égrène sous un ciel gris et franchement automnal et je passe les derniers jours à planifier la suite qui suscite en moi beaucoup d’hésitations.

Rejoindre Melbourne signifie se rapprocher de la fin de ma boucle et je cherche à terminer mon voyage d’une façon agréable. Je pèse le pour et le contre de chaque moyen de transport. Le car ? L’avion ? Trouver un covoiturage ?

Je trouve finalement une relocation, un système pour les agences de locations de voitures de rééquilibrer leur stock d’une ville à l’autre.

La mission – que j’ai acceptée – est de rapatrier une voiture d’Adélaïde à Melbourne en 3 jours, le tout pour 15$. Un dernier roadtrip solo pour finir ma boucle, voilà qui sonne bien !

Le concept est séduisant, reste à voir ce qu’il en est dans les faits…

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